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Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo]

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Raimei Hokoru
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MessageSujet: Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo] Dim 12 Aoû - 13:35

Lost ones


Le calme, la paix. Relaxation, décompression. Les yeux fermés, j’attendais que mon trouble intérieur se taise pour aller se cacher dans un recoin de mon être, attendant sa prochaine sortie. Autour de moi, qui étais plongé dans mon monde, un bruit sourd. Flou. Vif et fluide, se répétant inlassablement. La sensation qui s’écoulait sur ma peau en suivant le tracé de ce qui en était à l’origine, je m’y étais acclimaté. Je n’y prêtais guère plus d’attention. Elle devait m’aider dans ma recherche de paix intérieure. Encore, infatigable. Le bruit de l’eau qui coule. Les cheveux plaqués sur le visage et dans la nuque par le liquide chaud, je respirais par longues goulées profondes, indifférent aux parois de la douche autour de moi malgré le fait même que mes mains y furent apposées. Sans doute m’étais-je habitué à ce contact, perdu au fond de moi-même, si bien que je ne le ressentais plus. Je garde les paupières closes en laissant la caresse aqueuse agréable parcourir mon corps, du sommet de mon crâne à la plante de mes pieds. Une nouvelle inspiration, une nouvelle expiration. Je m’adonnais de nouveau à cet exercice mental. Je devais me détendre avant d’y aller, j’avais toujours tendance à prendre ça beaucoup à cœur et au final, je me retrouvais toujours anxieux à l’idée d’y aller. La paix… je tentais de nouveau de trouver la paix.

Echec cuisant, cependant. Le problème restait entier, voir épaissit par mon impuissance à le résoudre. Il était futile de perdre plus de temps à tenter de disperser des doutes aussi compacts que du béton armé. Je quittais le contact frais de la vitre à ma droite pour venir placer ma main sur le robinet. D’une petite poigne, je tournais le mécanisme sur la gauche dans un petit crissement. Le flux commença à s’apaiser, s’effilocher. L’eau cessa lentement mais sûrement de couler sur mon corps et j’ouvrais les yeux de nouveau, dévoilant deux prunelles dont l’absence habituelle était dérangée par une pointe d’embarras. Je secouais la tête de gauche à droite en faisant une légère moue exaspérée, peu satisfait de ma propension à me laisser si facilement submerger par des émotions stupides, irrationnelles, tenaces de surcroit. Pivotant vers ma droite, ma main gauche vint se caler dans le mince interstice entre la structure immobile de la douche et celle de la porte coulissante, avant de repousser cette dernière pour me laisser sortir, mon corps nu dégoulinant encore sur le carrelage. Je soupire tout en me saisissant d’une serviette blanche avant de m’essuyer de la tête aux pieds et de l’enrouler autour de ma taille. Il y a aussi cette mission qui m’attend… je dois rencontrer des sunajin et leur offrir mes connaissances de la région pour rattraper un déserteur. L’idée me semblait stupide avant que ce mot ne soit prononcé. Un déserteur… c’était plus qu’il n’en fallait pour me motiver. J’étais loin d’oublier ce qui m’avait pris mon père, je comptais bien ne jamais le perdre de vue. Mais cette mission passait en second dans mes priorités, je devais d’abord aller ailleurs. Aller les voir. Avec la guerre, mes visites se faisaient plus rares et ça faisait déjà un moment que je ne m’y étais pas rendu.

Après m’être lavé les dents et avoir effectué tout ce toilettage minutieux, je sortis de la salle de bain pour m’habiller d’un boxer et de mon accoutrement habituel de Jônin de Kumo. Après m’être vêtu, je me dirigeais vers un meuble de ma chambre, une commode que personnellement je trouvais jolie –ce qui contribuait grandement à sa place dans le décor- pour en ouvrir l’un des tiroirs aux moulures légères. Dans un léger bruit de frottement, je retirais la pièce de bois d’une dizaine de centimètres avant de fouiller dedans quelques instants, pour finalement en soutirer un petit boitier en fer ornementé. Je caressai lentement la surface froide avant d’enlever le loquet et ouvrir le contenant. Ma main se saisit du contenu, un petit médaillon en fer blanc de forme ovale, percé d’un saphir en son centre et doté d’une chaine. Mon regard se troubla comme à chaque fois que je posais les yeux sur cet objet, avant que je ne le mette à mon cou pour finalement quitter ma chambre en prenant soin de prendre un peu d’argent au passage. Mes collègues du pays du vent seraient sans doute fourbus par le voyage et un petit plat chaud ne leur ferait pas de mal… au-delà de la once de politesse que j’offrais, nous devrions également parler. Je ne comptais pas déjeuner à la maison. Lorsqu’Hana me vit passer, je sentis le début d’un « Mei-chan » désapprobateur sortir de ses lèvres, mais elle se ravisa en voyant le pendentif autour de mon cou et se contenta d’un petit hochement de tête. Elle savait l’importance que ça pouvait avoir pour moi. Avant qu’elle n’aille vaquer à autre chose, je lui adressais cependant la parole.

- Je vais partir en mission et je n’ai aucune idée du temps que ça me prendra… en d’autres termes, inutile de me préparer à manger, ce midi.

Elle afficha une mine inquiète, comme à chaque fois que je lui annonçais un départ. Comme j’aurais voulu pouvoir effacer cette émotion de ses traits ! De façon générale, il y avait beaucoup de choses que j’aurai pu vouloir faire pour ma sœur cadette, mais qui restaient hors de ma portée personnelle. Arrêter cette fichue guère en faisait partie, notamment. Malgré mon air entre assurance et nonchalance et le fait que je ne sois jamais rentré trop mauvais état de mes missions, elle continuait de s’inquiéter. Encore plus depuis le début du conflit. Le pire étant qu’elle avait parfaitement raison de s’inquiéter… ce qui me déplaisait fortement. Pas pour moi, mais bien pour elle. Si je la quittais, que lui resterait-il ? Je n’osais imaginer son sourire doux, brisé et remplacé par une peinture morte, une fade reproduction artificielle. C’était l’une des rares choses qui me glaçaient d’une simple pensée.

- Sois prudent, Mei-chan...

- Ouai. Comme d’habitude.


Je lui répondis avec le sourire. J’étais aussi confiant que d’habitude. Plus exactement… je devais revenir. J’avais promis de m’occuper d’elle à notre père. Je ne pouvais me permettre d’être tué. Certains avaient des rêves de grandeur, d’autres aspiraient à des fins plus paisibles. C’était mon cas. Ma sœur était tout ce qui comptait actuellement et mon but dans la vie n’était autre que de la protéger au travers de mon affectation de ninja. Mettre fin à cette guerre pour retrouver une paix relative et cesser de la voir afficher une mine sombre à chaque départ. Je ne visais peut-être pas les plus grands sommets… mais ce que je visais me suffisait amplement. C’est sur ces pensées qu’en cachant mon trouble, je sortais de la maison familiale pour emprunter les rues fluidifiée par l’heure matinale. Marchant d’un pas lent, je montais dans les niveaux de la ville organisée sur les flancs majestueux des montagnes de notre pays, prenant un peu plus d’altitude à chaque fois. L’aller me pris bien une vingtaine de minutes du fait des dédales de rue et de mon allure ralentie. L’air frais me fit du bien, ce malgré le soleil qui pointait dans le ciel. Arrivé à destination, je restais coi un instant, comme à chaque fois que je me présentais dans cet endroit. Le même effet me saisissait à chaque fois.


La range de pierres tombales pointait, droite et immobile dans le décor. Suivie d’une autre, puis encore une autre… une longue procession muette de granit froid et silencieux qui perçait la terre battue par les pas des vivants. Autour des stèles funéraires, des carrés d’une herbe plus verdoyante qu’ailleurs dans le village. Des fleurs étaient déposées en mémoire aux défunts, des photos encadrées avec soin et protégées dans des carcans. Des objets personnels, parfois. Sous ces pierres, les corps inanimés de ceux que les gens d’ici avaient chéris, détestés, ignorés ou acclamés. Tant de vies éteintes qui s’entremêlaient dans le silence de la tombe. Il ne m’était jamais venu à l’idée de prendre ça trop à cœur. Pour moi, c’était normal d’aller visiter mes propres défunts… c’était un devoir que je m’étais donné. Je progressais parmi les tombes avec mon air absent, mon cœur battant cependant un peu plus vite à chaque pas… comme à chaque fois que j’allais les voir eux, et nuls autres. Je m’arrêtais devant deux pierres tombales qui ne semblaient pas différer des autres mais qui pour moi étaient les plus importantes de tout ce cimetière. Mes yeux passèrent en revue les deux, s’assurant que rien n’avait été déplacé, endommagé. Tout était passé en revue avec minutie, ma silhouette immobile droite devant le dernier hommage. J’affichais un léger sourire, très mélancolique, alors que je m’adressais dans le geste le plus naturel du monde aux tombes de mes propres parents.

- Désolé de ne pas être venu vous voir plus tôt, j’ai été plutôt… occupé, ces derniers temps. Depuis le début de la guerre, les choses ne sont plus aussi simples qu’auparavant.

Je me frottais la tête un peu bêtement, plissant les yeux. Les gens auraient pu être surpris de mon comportement… ça changeait beaucoup de ma vie de tous les jours. C’était peut-être triste à dire ainsi, mais le nombre de personnes qui me connaissaient réellement se comptait sur… LE doigt d’une main. Hana, ni plus ni moins. Il était assez ironique que les deux autres personnes à qui je révélais ma vie soient déjà mortes… mais mon cœur et mon esprit étaient deux machines aussi complexes l’une que l’autre. Mon appréhension s’amenuisait peu à peu. Je m’étais senti un peu confus aux premiers abords, tout ceci dû au fait que j’avais manqué à mon devoir auto-procuré ces derniers temps.

- Hana se porte bien, Papa. Et elle te ressemble de plus en plus, Maman… j’ai l’impression de te retrouver dans son regard, de temps à autre. Elle se comporte également comme toi, la plupart du temps… mais elle a aussi hérité du tempérament de Papa. Gare à moi si je ne file pas droit. Je poussais un petit rire discret durant un bref instant, avant de me troubler et baisser les yeux. La tournure des évènements me fait un peu plus peur chaque jour… pour Hana, pour notre village. Je fais de mon mieux pour aider, mais ce conflit dépasse la volonté d’un seul homme. Même si j’aimerai beaucoup pouvoir y mettre un terme moi-même, je doute que ce soit réalisable… mais il faut garder espoir, n’est-ce pas, papa ?

Comme n’importe qui s’y serait attendu, un silence glacial accueillit cette question. Ce n’est pas comme si je m’étais attendu à une réponse de la part de mon défunt père, mais j’aurai aimé être guidé encore. Entendre sa voix forte, rassurante et calme comme autrefois, me dire ce que j’avais à faire pour protéger notre foyer. Les ombres qui planaient au-dessus de nos têtes, je n’y étais pas indifférent. Je montrais juste beaucoup moins de signes de tracas que la majorité des gens qui m’entouraient. Je restais pendant une bonne trentaine de minute là, devant les deux pierres muettes, à parler de tout et de rien. Du quotidien, de la guerre, de ma sœur, de moi-même. Des gens m’entourant. C’était mon défouloir autant que mon réconfort. Je pouvais tout dire, ici. Je me libérais de ce carcan indifférent et adoptais un comportement que seuls les membres de ma famille pouvaient me connaitre. Je dis à mon père que j’allais pourchasser un déserteur et que je ferais tout pour le mettre hors d’état de nuire. Je ne comptais pas lui laisser la moindre chance… tout comme à aucun autre déserteur que j’avais pu croiser avant lui, depuis cinq ans.

- Je repasserai vous voir au plus vite. Encore désolé de mes absences. Le devoir m’appelle.

Sur ces mots, je caressais le pendentif autour de mon cou. Celui de mon père. Le portant à mes lèvres, je déposais un baiser fugace sur la surface froide et la serrait ensuite contre mon cœur en fermant les yeux. C’était peut-être stupide ou exagéré. Pas pour moi. Pour moi, ce geste valait tout l’or du monde… car je ne les oubliais pas. Mes parents resteraient à jamais dans ma poitrine et ce où que j’aille. C’est sur ces pensées que je quittais le cimetière pour me diriger vers les portes du village. J’étais à peu près certain que mes collègues arriveraient par là et il était de bonne forme d’attendre leur arrivée. Je me plaçais bien en évidence contre l’une des portes de l’entrée, adossé au mur avec les bras croisés sur ma poitrine, reprenant mon masque de détachement imperturbable et mon regard absent.

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Dernière édition par Raimei Hokoru le Jeu 11 Oct - 18:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo] Mar 14 Aoû - 23:41



Naruto Sensou
La diablesse aux allures d'ange


Après plusieurs jours passés seule, ayant franchi une longue distance, ayant vu du paysage, Sachiyo progressait enfin sur le territoire du Pays des Nuages, tâchant tant bien que mal de se rendre au village caché faisant office de QG à l’alliance des shinobis. À ce moment, elle n’avait qu’une seule pensée : le désert sec à perte de vue lui manquait! C’était si facile que d’avancer dans le sable. Le mélange actuel de montagnes, vallées, rivières, oui, Suna avait été le meilleur choix qu’elle avait fait. La belle avait hâte d’y retourner, alors que sa mission commençait à peine. D’ailleurs, ce n’était pas le seul fait qui la saoulait à l’heure actuelle. Hanako ne l’avait toujours pas rattrapée… Elle aurait du la rejoindre depuis un moment déjà… Que se passait-il de son côté? Qu’est-ce que c’était dommage, mais ça le serait encore plus s’il lui était arrivé quelque chose. Perdre une aussi belle personne, le monde deviendra plus fade, moins coloré, aux yeux de l’utilisatrice du shakuton. Se serait du pur gâchis. Si au moins, son prochain équipier était d’une beauté digne de la sienne, elle serait beaucoup plus motivée à poursuivre cette tâche donnée par son jeune et séduisant Kage. Néanmoins, la femme aux yeux violets si particuliers, si rares, se demandait si elle devait rebrousser chemin pour retrouver son équipière ou si elle devait appliquer les règles strictes ninja que la belle détestait tant. Ça brimait une donne qu’elle chérissait, même deux tout compte fait : la liberté et le plaisir, mais que pouvait-elle y faire? Sachiyo s’en tiendrait donc à ses plans. D’ailleurs, après cette mission, elle souhaitait s’y consacrer. Découvrir ses origines, découvrir qui étaient ses ancêtres, ce que signifiait se tatouage mystérieux sur son front… S’entrainer aussi, accroître sa puissance afin d’accomplir ses buts à longs terme. Après tout, dans seulement trois ans, elle devait pouvoir se démarquer, goûter à la liberté de nouveau, sans être dérangée, en pouvant se défendre facilement contre son village qui la pourchasserait.

La liberté, elle y avait goûté avant de choisir de rentrer chez elle afin de découvrir l’histoire de son clan, dont elle ignorait encore tout. Lorsque se serait fait, jamais elle n’y renoncerait pour satisfaire le système shinobi de merde! Non, la diablesse aux allures d’ange ne l’oubliait pas, oh non, que c’était à cause d’eux que sa mère avait été atrocement assassinée de sang froid, que son corps avait été abusé sous ses yeux d’enfant… Ces images la hantaient toujours, contribuant à maintenir son équilibre psychologique rompu, contribuant à faire de la jeune femme de vingt-deux ans une psychopathe assoiffée de sang à ses heures. Attention, le désir est un péché que la beauté froide se plaira à vous punir…

Enfin, Sachiyo approchait de sa destination. Elle voyait au loin l’imposant village. Dans quelques minutes, à peine, les portes seraient juste devant. Ça faisait changement de la palissade à plusieurs étages qui encadrait l’entrée de Sunagakure. Sourire aux lèvres, l’air charmeuse, elle débuta déjà son jeu, pour s’occuper un peu. Que le plaisir commence! La kunoichi si narcissique voulait faire une entrée remarquée, avoir l’attention des hommes et des femmes qui ne la connaissaient pas encore. Accaparer l’esprit d’autrui, tous ces yeux avides rivés sur elle, sur ses courbes généreuses, sur son corps parfait de jeune femme. Son esprit malsain adorait lire le désir qu’elle provoquait, qu’elle semait sur son passage, pour mieux les anéantir ensuite, pour mieux satisfaire ses besoins primaires de sang et de plaisir! Sachiyo progressait alors de son déhanché sensuel. Les quelques gens qu’elle croisa la remarquèrent inévitablement. Qu’est-ce que c’était grisant! La belle arriva alors devant les grandes portes. Elle stoppa sa marche, posa sa mains droite sur sa hanche, sa gauche vogua dans ses longs cheveux violets. Tout chez elle respirait la sensualité, respirait l’érotisme. Ses orbes de couleurs si uniques, sachant qu’ils ne possédaient aucun pouvoir, s’arrêtèrent sur un homme adossé contre l’impressionnante structure, les bras croisé, attendant clairement quelque chose…, ou quelqu’un. La kunoichi aux pouvoirs héréditaires uniques à Suna le détailla sans gêne. Elle sut tout de suite qu’il était un shinobi de Kumo, même sans voir de bandeau et même s’il n’était pas typé « gros monsieur muscle bronzé ». À part les gardes, il était bien le seul à trainer là, alors elle en arriva à la conclusion que c’était lui son équipier de mission. Hum, pas mal, elle n’était pas déçue! La diablesse aux allures d’ange appréciait particulièrement cet air distant, cet air froid qu’il arborait. Arriverait-elle à faire tomber ses défenses? Elle le souhaitait oui! C’est ainsi qu’elle l’approcha d’avantage, l’abordant par la même occasion. Faites qu’elle ne fasse pas fausse route sur son compte…

-Bonjour… roucoula-t-elle. Tu es Hokoru Raimei, n’est-ce pas? Moi c’est Ningen Sachiyo, ou juste Sachiyo, de Sunagakure.


Elle plaça alors son plus beau, son plus charmeur sourire. La belle ne voulait pas s’avancer plus, si jamais cet homme n’était pas ce guide qui l’aiderait à appréhender le déserteur de son village de sable et chaleur. La kunoichi repoussa alors avec grâce une mèche venue se poser sur son doux visage à cause de la brise, suite à quoi cette même main vogua légèrement sur son corps de déesse, tel un frôlement, jusqu’à sa hanche, qu’elle empoigna. Elle patienta ensuite d’avoir la confirmation qu’elle s’adressait bien à la bonne personne. Comment réagirait-il face à cette femme incarnant le désir et la sensualité, qui se révélait être une kunoichi de talent?




©Naruto Sensou


Note : Comme la tradition japonaise, Sachiyo se présente et t'abordes en plaçant le nom de famille en premier.
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Raimei Hokoru
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MessageSujet: Re: Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo] Lun 20 Aoû - 22:59

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Mon attente ne fut pas bien longue. D’autant que j’avais matière à réfléchir après ce court passage devant la tombe de mes parents. Du moins trop court à mes yeux. Je me perdais dans mes pensées, adossé contre l’énorme édifice qu’était la grande porte de notre village. Deux énormes formes rectangulaires, épaisses de près d’un mètre, qui autorisaient ou interdisaient l’accès à notre lieu de vie. Une construction impressionnante qui était sensée donner un avant-gout de la puissance de Kumomagure no Sato aux visiteurs. La politique de puissance et de domination, militaire comme commerciale, avait toujours été l’un des aspects caractérisant le mieux notre village. Je n’avais jamais eu d’avis là-dessus. Par le passé, ça nous avait été fructueux tout comme ça nous avait écarté de certains autres villages, mais le monde était ainsi fait. Aujourd’hui, cette porte prenait un tout autre sens à mes yeux, quand je la regardais plus attentivement. Le message n’était plus un murmure de propagande, une flatterie sur la grandeur du village caché des nuages. C’était désormais un avertissement envers les envahisseurs, envers ceux contre qui nous faisions la guerre et nous continuerions à la faire jusqu’à notre mort ou la leur. Sous cette arche grandiose qui représentait le premier rempart de notre cité, j’étais parfois étonné de ressentir une pointe de patriotisme un peu plus exacerbé que de coutume. J’aimais mon village et j’appréciais les gens qui y vivaient, même si j’étais le dernier des fanfarons. J’y tenais. Cela étant, je n’étais pas du genre très nationaliste et il était rare que je prône ce que mon village faisait ou avait par-dessus le tas. Ma présence sous cette porte me laissait pourtant un sentiment voluptueux de confiance envers mon propre foyer. Ces gens… il m’était vraiment difficile de les imaginer sombrer, même si l’avenir était aujourd’hui plus incertain que jamais. Les Kumojin étaient des personnes endurantes et résilientes.

Ma patience, à grand renfort d’élucubrations mentales qui étaient aussi philosophique qu’elles ne m’apportaient encore plus de questions, fut finalement récompensée lorsqu’une « inconnue » m’accosta sans être passée auparavant dans mon champ de vision. Une voix sensuelle m’interpella alors que je regardais droit devant moi, encore un peu en train de patauger dans mon mental comme je savais si bien le faire de temps à autres. Des accents aguicheurs et suaves, éloquents. Lorsque je me tournais vers cette femme qui semblait connaitre mon identité, je découvris ce que la plupart de mes congénères auraient qualifié de « bombe ». Ses formes étaient plus que généreuses, savamment mises en valeur par une assurance visible dans ce sourire qu’elle arborait et l’absence d’hésitation dans ses propos, ainsi que par une posture tout à fait inspirante. Son regard était d’une rare splendeur, du fait de ses deux pupilles aux couleurs d’améthyste. La comparaison avec ma sœur aurait pu être faite à ce niveau, mais le reste était si différent que je n’y pensais pas. Les gens autour de nous nous épiaient, ou plutôt l’épiaient elle, se rinçant l’œil ou désapprouvant du regard. Je n’aimais pas tellement être le centre de l'attention, je me contentais donc d’ignorer tout simplement les villageois autour de nous. Plongeant mes yeux vides d’éclats dans les siens, pétillants d’une sorte d’envie, j’entrepris de lui répondre sans me séparer de ma flegme caractéristique.

- Tu as tout à fait raison. Hokoru Raimei, Jônin de Kumo. Bienvenue dans notre village.

La dernière phrase n’était pas exempte de bonne volonté mais sonnait de façon creuse tant je devais donner l’impression d’être hors du monde. Une sorte d’ectoplasme un peu plus consistant que la plupart. La demoiselle en face de moi semblait au contraire s’amuser des yeux indiscrets et outrés, un sourire radieux sur les lèvres, conservant sans aucune intention apparente de s’en défaire son maintien altier et voluptueux. En d’autres termes plus concis, elle semblait pour le moment être l’opposé même de ma personne. Juger en quelques secondes était hors de propos, mais les premières impressions étaient souvent les bonnes, à ce qu’on disait. Un peu plus loin, mon regard se posa sur un gamin qui semblait être pour le moins en difficulté pour détacher ses yeux des courbes agréables de la Sunajin. Du moins, avant que ça mère ne le sermonne en le tirant par la main pour qu’il la suive, continuant de fixer avec une attention solide mon interlocutrice. Discuter ici n’allait réellement pas me plaire, c’était un argument de plus en faveur d’un déjeuner entre elle et moi. Après un si grand voyage, un peu de repos et un bon repas lui feraient sans doute le plus grand bien. Il fallait qu’on parle affaire et j’y comptais bien, surtout lorsqu’il s’agissait d’un déserteur. C’était toujours dans ces cas-là que je pouvais remercier mon indifférence naturelle. Il était clair que la plupart des hommes auraient pu être troublés par une femme sculptée dans un si beau moule. Un travail fin et minutieux, sorti tout droit des rêves les plus concupiscents. Son apparence même constituait une proposition assez tentante en soi, son attitude n’aidait en rien. J’espérais cependant qu’elle n’aime que jouer car je n’avais pas réellement la tête à me perdre sur ses atouts, ce que pas mal d’autres auraient fait.

- Un voyage aussi long doit t’avoir lassée, non ? Je te propose de me suivre jusqu’à un restaurant non loin d’ici. C’est moi qui paie. Nous aurons tout le temps de discuter affaire là-bas.

D’un léger geste du bras, je lui indiquais l’un des embranchements de la place derrière les portes, l’invitant à me suivre. J’étais clair et net, comme d’habitude, évitant de bavasser pour rien. M’enquérir de son voyage était déjà un grand pas en avant vers elle, en ce qui me concernait. Chaque chose en son temps, rien ne pressait. J’avais juste besoin d’un peu de confiance et de connaitre ses capacités. Le reste du travail pouvait être effectué avec cette base minimale. Tout ce qui n’entrait pas dans ces catégories était du superflu dont je me passerai volontiers. Prenant le pas, je marchais devant elle en m’engageant dans la ruelle, ne doutant pas qu’elle me suivrait, par envie ou par défaut. Je n’étais pas du genre à perdre de temps et elle le comprendrait sans doute assez rapidement. La première étape, c’était de se remettre en forme avec un bon déjeuner chaud, d’échanger nos informations. Elle était à la recherche du déserteur, sur lequel je n’avais que peu de données… hormis qu’il se trouvait sur notre terrain, que je connaissais à merveille. Ses informations et les miennes mises bout à bout nous emmèneraient sur la piste du traitre que je comptais bien traquer avec froideur. Pas de pitié ni de cadeau. Ces montagnes étaient vastes mais à force de les parcourir pour m’entrainer j’en avais incorporé les formes et les reliefs. Les paysages en contrebas ne m’étaient pas inconnus non plus. Cela nous prendrait sans doute plusieurs jours de le retrouver, mais je doutais qu’il puisse se cacher sur mon terrain de chasse bien longtemps. De plus… ma nouvelle coéquipière, sous ses allures angéliques, pouvait me révéler être n’importe qui… donc, possiblement avoir des compétences plus qu’appréciables. Je jetais un œil vers le soleil haut dans le ciel. Il gravissait lentement les marches invisibles jusqu’à son zénith, annonçant un midi proche et une chaleur qui allait augmenter. Le climat était cependant exquis aujourd’hui.Passant une main dans mon cou, je jouais distraitement avec le pendentif de mon père... avant de finalement réaliser quelque chose que dans mon détachement, j'avais zappé.


- Mais... vous n'étiez pas sensé être deux ?



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MessageSujet: Re: Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo] Mer 22 Aoû - 20:02



Naruto Sensou
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La première impression, cette sensation qui se dégage d’autrui et qui est captée par l’interlocuteur est une chose à laquelle l’être humain accorde parfois trop d’importance, parfois pas assez. Il est difficile de se défaire de la première impression que l’on a de quelqu’un, comme l’on peut largement se tromper sur son compte. Chacun a ses secrets, ses zones d’ombres qu’il ne divulgue pas facilement, qui ne se voient pas d’un coup d’œil. C’est ainsi que les hommes et les femmes de ce monde se jugent constamment du regard, se forgeant une idée préconçue, classant rapidement une rencontre dans une catégorie très arrêtée et souvent fausse. Était-ce ce qui se produisait là, maintenant? Est-ce que Raimei était en train de la classifier, comme si elle n’était qu’un vulgaire document, avait-il arrêté son jugement sur une image prédéfinie de femme belle et sans talent? Croyait-il avoir affaire avec une délicieuse kunoichi délicate et respectueuse? Si tel était le cas… il ferait une longue chute s’il apprenait ce qui se passait dans la tête de Sachiyo, de cette actrice de talent qui ne ressentait rien d’autre que son plaisir à elle. Son égoïsme et son narcissisme transparaissait pleinement, mais pas ses envies de meurtre, pas ses jeux de manipulation, pas le fait qu’elle adorait se servir des autres et dès qu’ils n’étaient plus utile… Ils finissaient de façon atroce. Tout cela était sa face cachée, cette part sombre que personne ne voyait. Du moins, ceux qui l’avaient constaté, qui l’avaient compris n’étaient plus là pour en témoigner. Accorder sa confiance à cette femme au point d’en devenir intime avec elle était la plus monumentale des erreurs que pouvait faire le commun des mortels… Il était si facile, si facile que d’immobiliser quelqu’un avec un fuinjutsu lors d’une séance au lit, plus aisé encore de le tuer ensuite, laissant une momie fumante derrière elle. Le pire, c’est que l’utilisatrice de la chaleur aimait ça! Personne ne changera cet animal que je suis devenue♫

S’étant présentée, la beauté aux cheveux violets patienta d’avoir suite à ses paroles. Elle arborait toujours son fin sourire qui en faisait tant tomber, sa main accentuait sa hanche également, dans une position plus que lascive et suggestive. Son futur équipier la détailla un peu, moins qu’elle ne l’aurait d’abord pensé par contre. Ce fait la contraria légèrement fallait l’admettre. Quoi? Était-il le genre d’homme à se foutre du physique d’une femme? Quel blasphème! Ces types avaient le don de l’énerver, même si elle n’en montrait rien. Oh oui, s’il était réellement comme ça, elle aurait éventuellement comme défi personnel de faire tomber sa résistance. L’être humain était né dans le désir, alors pour elle, il était tout bonnement impossible que de ne pas en éprouver. La nature était faite ainsi, alors c’était contre-nature que d’agir autrement. Après cette petite séance de « mâtage » rapide, la voix du shinobi s’éleva enfin, confirmant son identité sur un ton un peu distant, comme blasé. Du moins, c’est ainsi que la belle le prit. Il lui souhaita aussi la bienvenue dans son village, chose qui sonna tout autant détachée du monde. Ce mec représentait tout un défi pour elle, mais qu’importe. Le Kumojin, sans le vouloir, venait d’animer l’esprit « jeu » en sa coéquipière. D’ailleurs, profitant que Raimei regarde tout autour, constatant les ravages qu’elle faisait sur son passage, son sourire devint plus narquois, plus sournois à peine quelques secondes. Le défi était lancé et la kunoichi l’acceptait haut la main. Au moins, le temps qu’ils ne retrouvent le déserteur et qu’ils ne le combattent, ça lui ferait passer le temps de façon plus agréable. Reprenant son air sociable et gentille, Sachiyo prit alors la parole.

-Merci à toi. J’espère que je m’y plairais le temps que je serai de passage.


L’intonation qu’elle employa se montra plus sobre, moins charmeur que précédemment. Ça ne lui servait à rien de trop insister de suite pour ça. Elle saurait exploiter une faille lorsqu’elle en trouverait une, c’était certain. Pour le moment, étonnement, l’utilisatrice de la chaleur choisit de se concentrer sur la mission, fait plutôt rare chez elle. D’ailleurs, la beauté voulait manifester son envie d’aller ailleurs afin de discuter d’un plan d’action, mais elle fut devancée. Si le début de son discours sonna comme une invitation, la fin laissa clairement présager que c’était tout à fait professionnel. Qu’importe, voici une faille à exploiter et elle n’hésiterait pas une seule seconde. C’est ainsi qu’elle reprit la parole, cette fois usant de ses charmes.

-Serait-ce un rendez-vous caché sous prétexte de la mission? Demanda-t-elle, le ton moelleux. La jeune femme reprit ensuite, toujours de la même façon. Qu’importe, j’accepte avec joie. Guide-moi jusque dans un bon endroit… agréable serait un plus.

Il lui fit signe du bras de le suivre, ce qu’elle fit, enthousiaste. Il marcha devant, elle suivant de près, mais regardant tout autour. Le village de Kumo avait de bien drôles de bâtiments comparativement à Suna. Probablement que si lui allait dans son village, il trouverait le contraire aussi. Sachiyo commençait lentement à s’adapter au climat local, regrettant un peu moins son désert sec et très chaud. La chaleur… c’était ce qui la faisait vivre, c’était là qu’elle se sentait le mieux. Il fallait espérer que le soleil serait de la partie durant toute leur traque. Ainsi, elle serait hautement plus efficace et plus concentrée aussi. Bon, au rang auquel la kunoichi avait accédé, elle arrivait à maintenir un bon niveau de concentration, elle arrivait à se focaliser sur son but peut importe les circonstances, mais bon, elle était de nature narcissique et elle souhaitait que le meilleur, pour elle. Alors que tous deux marchaient vers une destination qui lui était encore inconnu, un fait frappa le Kumojin qui lui demanda pourquoi elle était seule. Bah oui, tient, Hanako n’était toujours pas là… Devaient-ils commencer la mission sans elle? Devaient-ils attendre dans le village quelques temps encore, prendre de ses nouvelles, envoyer un message à Suna pour les aviser? C’était la première fois qu’une telle situation lui arrivait, alors la belle ne savait pas trop quoi faire sur le coup. Peut-être que Raimei l’aiderait à trouver une solution. La beauté aux yeux violets lui expliqua donc le tout.

-En fait, oui, c’était le plan au départ. Seulement, quand je suis partie du village, Hanako n’était pas prête et m’a assurée qu’elle me rattraperait en chemin. Depuis, je n’ai pas de nouvelle d’elle. Je t’avoue… que je ne sais pas trop comment agir avec ça. Je n’ai rien vu sur le chemin qui aurait pu la ralentir, mais qui sait combien de temps après moi elle est partie, si non seulement elle n’est plus au village de Suna, mais… ne devrions pas discuter de tout cela dans un endroit plus calme et plus isolé?


Voilà, elle venait de lui fournir en gros le topo. Ainsi, Sachiyo patienta donc d’avoir son avis et ses réactions. Pourvu qu’il les guide dans cet endroit où ils pourraient manger et discuter librement. Ça éviterait que des oreilles indiscrètes n’entendent des choses sur son village… Oh, pas qu’elle y tenait, loin de là. C’est plutôt qu’elle estimait qu’elle était la seule en ce monde à avoir assez souffert des shinobi pour se permettre de leur marcher dessus, voilà tout. Drôle de façon de penser il était vrai, mais c’était la sienne.



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MessageSujet: Re: Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo] Lun 27 Aoû - 0:01

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Cette jeune femme aux atouts plus que percutants semblait, comme je le pensais, aimer user de ses charmes sur son entourage. Alors que je lui proposais à dîner, ce qui dans mon esprit résonnait tout simplement comme un échange de bons procédés entre collègues avec un partage d’information par-dessus le gâteau, elle en profita pour insinuer que je requérais sa présence pour quelque chose qui n’avait absolument plus rien de professionnel. J’imagine que beaucoup d’hommes seraient restés un peu béat devant une telle affirmation déguisée, auraient bégayé une suite en tentant de nier ou de paraitre sûr d’eux. Pour ma part je réfléchissais tout simplement à comment j’allais pouvoir exprimer mon absence d’envie sans que ça ne passe, comme dans le cas de beaucoup, pour une fausse excuse étouffant le désir. Je devais reconnaitre une chose, en toute honnêteté. Cette femme avait tout pour plaire aux hommes, du moins physiquement. Caractériellement, j’étais à peu près certain de pouvoir affirmer sans risque qu’elle aimait jouer et provoquer, mais je n’avais absolument aucune idée du reste et ne pouvait pas en juger. C’était le genre de demoiselle qui faisait travailler les hormones. Du moins, dans beaucoup de cas… hélas, je n’en faisais pas partie. Je ne voyais tout simplement pas l’intérêt de divaguer. Nous étions en mission depuis le moment où elle avait passé la grande arche qui servait d’entrée à notre village. Peut-être que ça risquait de ne pas lui plaire, qu’est-ce que j’en savais. Après tout, elle pouvait très bien se révéler d’un professionnalisme à m’en faire pâlir… les gens étaient pleins de surprises, parfois. J’aurai sans doute le temps de constater ça plus tard, devant un bon repas.

Elle m’expliqua ce qu’il en était de sa compère, la raison de son absence ici même alors que comme l’ordre de mission me l’indiquait, elles étaient sensées arriver ensemble. Est-ce que cela aurait un impact grave sur notre mission ? Restait à voir notre cible, en réalité. Je devais avant tout servir de guide dans cette mission, c’était un partage des taches symbolique ayant pour but principal de renforcer les liens entre nos nations respectives en ces temps troublés dans lesquels l’alliance devait faire face, comptant sur une cohésion et une confiance sans faille entre chaque de ses maillons. Officiellement, nous devions attraper un déserteur et ce serait fait. Officieusement, nous étions comme deux colombes de paix lâchées dans le ciel en espérant que personne ne les descende trop tôt. J’avais bien conscience de ce fait, du moins ça m’aurait paru assez évident en n’importe quelle circonstance. Nous étions des ninjas, nous étions des outils. Notre utilité en tant que telle aujourd’hui était non seulement de rattraper le traitre mais bien d’envoyer un message d’unité à ceux que nous croiserions. Même si je connaissais le terrain, la mission ne se ferait pas en deux temps trois mouvements. Il était probable que nous faisions halte dans les alentours pour nos recherches. Les villageois verraient alors deux ninjas, venus de deux contrées opposées, ensembles. Un message d’espoir plutôt sympathique, non ? Même si au final notre simple unité ne suffirait pas à faire la différence. Dans notre cas précis, l’ennemi me restait inconnu. Sachiyo m’en dirait sans doute plus.

Donc, sa collègue était restée en arrière ou, tout simplement, ne nous avait pas rejoints. D’après ses dires, elle n’était pas prête au moment de partir à l’aventure et lui avait assuré qu’elle serait sur ses talons au plus vite. De toute évidence, ce n’était pas le genre d’avertissement qu’on donnait pour un soucis majeur. Soit elle avait été rappelée pour autre chose –ces situations arrivaient- soit elle s’était perdue, ce qui me semblait plausible mais assez ridicule en prenant en compte l’extrêmement rigoureux entrainement que suivait tout shinobi. De plus, se perdre dans un territoire de l’Alliance relevait de l’impossible avec tous les vases communicants qui permettaient aux différentes factions de se reconnaitre, s’apporter du soutien et échanger les informations. Il restait donc deux autres solutions décentes, une bonne et une mauvaise. Soit elle était encore en route et arriverait sous peu, soit quelque chose lui était tombé dessus. Une dernière solution envisageable était qu’elle ait profité de cette route pour disparaitre dans la nature. Cela dit, ça restait le plus difficile à concevoir. En d’autres termes, nos seules actions possibles étaient d’attendre sa possible venu, faute de quoi, nous ferions sans elle. Nous ne pouvions nous permettre d’aller la chercher, ce n’était pas l’ordre de mission convenu.
- Attendre un peu reste la meilleure option. Si elle ne vient pas, j’ai bien peur que nous ne faisions sans elle. Mais tu as raison, allons donc parler de tout cela dans un endroit plus calme en mangeant quelque chose.Je marquais une courte pause tout en continuant ma progression, prenant un embranchement qui s’offrait à nous sous la forme d’un Y par la branche de droite. Cela dit, ne fais pas trop d’idée.

Cette dernière phrase était lancée avec une petite pointe d’exaspération, comme si je savais d’avance, j’avais l’intime conviction que ça ne suffirait sans doute pas. Le naturel ne se chassait jamais, il revenait toujours au galop, c’était une leçon de vie assez évidente et qui avait fait ses preuves maintes et maintes fois. Laissant derrière moi cette légère impression, je suivais d’un œil distrait la route pour mieux me repérer sans plus rien dire de tout le chemin jusqu’au restaurant, faisant honneur à cette capacité affolante que j’avais à me fermer à tout ce qui m’entourait en me concentrant uniquement sur ce que je devais faire. Passant distraitement à côté d’un homme à la musculature saillante qui transportait un paquetage conséquent en se servant de son dos comme support, je laissais les bruits de la ville parler pour moi à ma collègue fraichement dépêchée. Les bruits de la vie dans Kumogakure no Sato. Des marchands qui proposaient leurs produits, des charrues qui circulaient, les discussions diverses qui se mêlaient au brouhaha ambiant, l’amplifiant, en changeant le ton. Je m’arrêtais momentanément pour laisser passer deux canailles hautes comme trois pommes qui couraient devant moi, avant de reprendre mon ascension de la rue pour finalement prendre sur ma gauche après avoir laissé un chariot tirée par un âne passer, son conducteur observant l’environnement du haut de son attelage. La route reprit encore et après quelques embranchements supplémentaires, je m’arrêtais enfin devant l’enseigne que je cherchais.

Le « promontoir » était un restaurant très sympa que je fréquentais assez souvent quand je mangeais en ville. Celui de ma mère ayant fermé il y à bien longtemps de cela, me laissant quelques souvenirs parasitaires, j’avais vite changé pour une autre enseigne qui me donnerait un nouveau souffle. Le gérant était un homme bien, un vieux grigou à la barbe blanche fournie, aux traits plissés par les âges, la peau parcheminée comme un papier trop vieux et les yeux étirés dans un air d’intelligence paisible, d’une bonne malice dont pouvaient disposer ceux qui avaient une grande expérience de la vie. Il était secondé par quelques jeunes serveurs et serveuses qu’il avait recrutés dans le coin ou qui provenaient d’ailleurs, des gens assez désœuvrés à qui il offrait un salaire en échange de leur service. J’entrais lentement, sans trop regarder derrière moi si Sachiyo me suivait encore, certain qu’elle était non loin. Profitant de ma légère avance, je commandais une table dans le coin le plus tranquille possible, ce que le vieil homme, me connaissant depuis un moment, n’hésita pas à m’accorder avec un léger sourire, s’imaginant sans doute des choses autres que la réalité. Il faut dire que j’étais le dernier à amener une femme au restaurant, et je me pointais aujourd’hui avec une déesse. Je pouvais comprendre d’où venait la confusion, d’un certain côté. M’installant à la table, il me laissa avec un menu que je ne consulterai pas, sachant pertinemment ce que j’allais manger ce midi. Il serait néanmoins utile à ma partenaire. J’attendais qu’elle se soit assise avant de prononcer ces mots tout en pointant le menu sur la fin de la phrase.

- Nous avons chacun notre part du contrat, n’est-ce pas ? Je te conduis das les environs pour traquer la cible… toi, tu m’informes sur elle. Mais avant ça… fais-toi plaisir. Dans la mesure de mes moyens.



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MessageSujet: Re: Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo] Sam 1 Sep - 19:47



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La belle kunoichi venait tout juste d’expliquer pourquoi elle était seule alors qu’à la base, cette mission devait se faire avec deux Sunajin… Elle n’aimait pas parler ainsi tout en étant le centre d’attention, ironique, non? Bref, elle n’était pas à l’aise de dévoiler ce fait au beau milieu d’un village qui n’était pas sien, qu’elle ne connaissait pas outre mesure. Ses orbes violets naviguaient, regardant furtivement un peu partout autour, tâchant de voir qui les avaient entendus, et qui ne faisaient que les regarder à cause de son physique plus que tentateur. Pendant sa petite séance d’observation, son équipier affirma que leur seule possibilité s’offrait à eux, soit de l’attendre un peu, sinon il faudrait faire sans elle. Hé bah, c’est comme ça qu’ils feraient alors, la Sunajin n’y voyait aucun inconvénient. Après tout, où c’était écrit que ça devenait son problème si son équipière était irresponsable et ne suivait pas le groupe? Raimei reparla alors d’aller manger un petit quelque chose tranquillement, mais précisa cette fois de ne pas se faire trop d’idée. Quel rabat-joie! Mais loin de se laisser démonter si facilement, la belle lui fit un sourire moqueur, signifiant que ce n’était que partie remise avant de se remettre à marcher lentement, lui laissant le temps de la dépasser. Mine de rien, elle ne savait pas du tout où aller, alors pourquoi marcher devant?

Le junin de Kumo fut silencieux durant tout le trajet. Sachiyo le suivit à travers les bâtiments, sans rien dire elle non plus. Elle se contentait d’observer, notant les différences entre son village et celui-ci. Déjà, il y avait beaucoup plus de couleur ici, de diversité dans les architectures. À Sunagakure, tout était fait de terre, de sable, tout était brun sable, brun terre… Même les habits officiels du village avaient des couleurs ternes. C’est pourquoi la kunoichi se refusait à les porter d’ailleurs. Elle était mieux avec son cuir noir et mauve, attirant les rayons bienfaiteurs du soleil à elle. À prime abord, les gens la trouvaient folle que de se balader dans le désert aride ainsi, mais ils ne la connaissaient pas pour juger. Oui, la chaleur était sa plus proche alliée, la matière avec laquelle la diablesse ne faisait qu’un. Il était donc normal qu’elle veuille la ressentir plus que quiconque. Après quelques minutes, Raimei entra dans un restaurant, le Promontoir. D’ailleurs, il sembla bien connu par le propriétaire. Le junin demanda une salle tranquille et la belle sourit à la face que dit le restaurateur. Apparemment, il eut la même pensée qu’elle. Le petit groupe progressa dans l’établissement jusqu’à ce que le duo improbable ne soit placé à une table. L’utilisatrice de la chaleur s’assit donc devant son équipier. À ce moment, la beauté eut la confirmation que son collègue était un habitué. Sans regarder le menu, il le lui confia, affirmant qu’elle pouvait se faire plaisir, dans la mesure de ses moyens. Ravie, elle prit alors le menu et l’explora rapidement. Comme toujours, la kunoichi procéda par coup de cœur. Elle prit donc des yakitoris au poulet et légume teriyaki, le premier plat qui lui donna le plus envie. Heureusement pour le Kumojin, ce n’était pas le plus cher d’entre tous, alors il devrait lui aussi être satisfait. En attendant de recevoir leur repas, la jeune femme entreprit alors de bâtir une relation entre eux deux avant de réellement débuter la mission.

-C’est très gentil à toi de m’inviter. Tu es plus gentleman qu’il n’y parait, finit-elle sur un petit rire cristallin, puis elle enchaina. Je t’avoue en avoir bien besoin, d’un petit moment de détente. J’ai un peu de mal avec votre climat bien différent de mon désert chéri, mais je vais m’y adapter.

La belle regarda alors un peu partout, détaillant l’endroit, tâchant de comprendre ce qui plaisait tant à son collègue. En fait, les décorations étaient sobres, l’ambiance très décontractée. Ce devait être ça. Elle devait admettre qu’elle s’y sentait bien aussi. C’était… différent et rafraichissant. Somme toute, ce village qui avait la réputation d’avoir des brutes en guise de shinobi s’en sortait plutôt bien pour accueillir les étrangers. Ça en était presque déroutant, mais combien plaisant pour une femme dans son genre. Elle exprima alors son sentiment de vive voix.

-Kumo semble aussi plus hospitalier que les apparences ne le laisse sous-entendre. C’est dommage que je ne reste que quelques jours.


Souriante, elle se tut. Ses yeux à la couleur si particulière scrutèrent son interlocuteur sans gène. C’était une de ses petites habitudes, mâter les gens qu’elle trouvait intéressants. Elle aimait voir jusqu’où elle pouvait aller avec son simple regard avant que le malaise ne s’installe chez l’autre, elle aimait voir les réactions qui pouvaient en découler. C’était une sorte d’amusement pour elle. La kunoichi s’en donna donc à cœur joie durant… à peine quelques minutes, puisqu’inévitablement, sa raison la ramena un peu sur le droit chemin. Échappant un léger soupire digne d’elle, Sachiyo reprit la parole, abordant cette fois un sujet plus sérieux, ce sujet qui l’amenait à marcher sur des terres inconnues.

-Pour la mission, je peux te fournir la description physique de notre cible, mais nos dernières informations sur ses capacités datent. Il doit avoir progressé depuis… Nous allons devoir jouer surtout sur un avantage du terrain, que toi peut nous fournir.


C’était assez nul tout ça, pas trop savoir la progression de l’un de leur nukenin… Elle ne savait que la base et rien d’autre, à peu près ce qu’il avait comme capacité avant de déserter le village il y a de ça quelques années. S’il avait réussi à vivre dans l’ombre jusqu’à aujourd’hui, alors il devait être maintenant plus fort. Pour s’exposer ainsi dans le contexte actuel, nul doute que le vaincre ne serait pas une mince affaire. Jusqu’à quel point avait-il progressé? Quelles étaient ses talents actuels? Aurait-il l’avantage sur le duo, ayant des capacités les surpassant, des capacités en position de force par rapport aux leurs? Tant d’interrogations auxquelles la jeune femme n’avait malheureusement pas la réponse. Comment procéderaient-ils tous deux dans de telles conditions? C’est ce qu’ils allaient élaborer autour de leur repas qu’elle espérait, seraient délicieux.



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MessageSujet: Re: Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo] Sam 8 Sep - 19:44

Diner

Je laissais ma nouvelle coéquipière se servir avant moi, ayant déjà une idée plus que précise en tête de ce que j’allais pouvoir choisir pour manger. Elle finit par opter pour un met simple et efficace, des Yakitoris au poulet ainsi que des légumes Teriyaki. Cela semblait lui faire plaisir et fit surtout plaisir à mon porte-monnaie, dans la mesure où c’était loin d’être la gastronomie la plus chère du restaurant. Je serais malhonnête de dire que ça ne me soulagea pas, quelque part. Je m’étais attendu à quelque chose de plus corsé concernant l’addition, mais au final c’était une erreur bienheureuse. Lorsque ce fut mon tour de prendre commande, je n’hésitais pas une seconde. J’optais pour des Miso Ramen, parfaites pour se mettre en forme, accompagnées de chashu, de champignons noirs et de ciboule. Le tout ne serait pas trop onéreux et chacun serait content, c’était déjà un bon début. En attendant que nos plats arrivent, la Sunajin décida de lancer la conversation en me complimentant pour mon comportement, selon ses dires, de « gentleman ». Elle avait tout à fait raison quant au fait que je n’avais absolument pas l’air d’être ce genre d’homme aux premiers abords. Pour ce qui était du reste, sa vision de moi la concernait. J’estimais juste que pour créer un climat propice à la bonne entente, ce restaurant était un bon point de départ. Au mieux nous nous entendrions, au mieux notre mission serait menée. C’était sans doute froid et impersonnel, comme approche, mais c’était ce qui restait l’objectif pour moi. De plus, je n’étais pas connu pour mon enthousiasme avec les autres et mon sens des frivolités. Par contre, mon professionnalisme n’était plus à tester.

Elle m’évoqua aussi la difficulté pour elle d’être dans un coin comme celui-ci, ce qui était tout à fait compréhensible. Le climat, les coutumes, le décor. Tout changeait d’une nation à l’autre et Suna était à l’opposé géographique même de Kumo. C’était se retrouver à l’autre bout du continent et elle semblait cependant ne pas trop mal le vivre. Entre son « petit désert chéri » et les pics rocheux d’ici, il y avait tout un monde de différences sur des dizaines d’aspects différents. Cela ne fit que renforcer mon idée que ce dîner était une bonne idée : si ça la mettait à l’aise, le reste des choses n’en serait que plus simples par la suite. Elle complimenta finalement notre bon village en disant que les apparences étaient trompeuses, ainsi que les dires, laissant croire que nous étions bien moins ouverts que l’image éphémère que j’étais en train de lui présenter. On ne pouvait nier l’axe principal sur lequel s’orientait notre village : le pouvoir, politique, économique. Militaire, aussi. La réputation du village caché des nuages ne s’était pas bâtie sur des mensonges éhontés, mais bien des faits réels. Dans certains cas, c’était peut-être encore pire, mais ce qui était fait était fait et on ne pouvait le changer. Les têtes pensantes haut placées du village, en particulier le Raikage et ses prédécesseurs, avaient toujours prôné une suprématie du village sur ses voisins. D’ailleurs, à peine l’alliance avait-elle été créé que Yotsuki-sama avait décidé d’en devenir le général. C’était peut-être dans le sang des Kumojin, qui savait ? Du moins, de ceux qui nous guidaient. Cette envie de s’imposer, cette compétitivité sans borne. Il ne m’était pas difficile d’imaginer l’image de barbares oppresseurs que nous pouvions véhiculer, mais notre barque ne s’embarrassait pas de telles cargaisons. Tant que l’on finissait par rentrer au port, victorieux, l’essentiel était accompli.

Elle s’arrêta de parler et j’eu comme la sensation d’être observé. Relevant les yeux vers la Sunajin, je remarquais qu’elle m’observait et ne semblait pas en humeur de faire autre chose. Il y avait une lueur dans ses yeux d’améthyste, la même que celle que j’avais pu observer alors qu’elle s’amusait du regard des passants, ou encore celle qui avait illuminé son regard quand elle avait insinué que mon invitation relevait de l’attirance. Elle n’abandonnerait pas, hein ? Je m’y attendais un peu, d’un côté… j’allais devoir faire avec. Elle était certes jolie, voire, jolie était un peu trop minimaliste. Cependant, elle serait sans doute déçue avec moi. Je n’avais pas forcément les mêmes préoccupations. Afin de ne pas laisser le silence planer de trop, je réagissais, un peu en retard.

- C’est la moindre des choses que d’accueillir une coéquipière dans mon village. Nous autres à Kumo sommes assez chaleureux… tant que l’on n’essaie pas de s’accaparer quelque chose, s’entend.

Une façon simple de lui indiquer que je l’écoutais bien, mais aussi que les rumeurs sur notre village n’étaient pas forcément toutes infondées. Pour ma part, j’essayais au mieux d’éviter le patriotisme exacerbé, consistant à nier les défauts de sa nation pour en faire une idole et l’édifier comme si elle était le modèle le plus impeccable. J’aimais mon village, ne vous y trompez pas. Cela dit, j’estimais qu’il y avait une différence nette entre aimer son village et en être fanatique. Cette façon de penser ne me correspondait pas vraiment. Finalement, elle consentit à parler du travail que nous aurions à accomplir d’ici peu à la suite d’un soupir qui en disait assez long sur sa motivation à l’heure actuelle. Je n’aurai le droit qu’à une simple description physique, d’après ses dires. Capacités ayant surement augmenté depuis… nous combattions un fantôme qui n’avait pas donné de signe de vie depuis un long moment déjà… avant qu’il ne soit brièvement repéré sur mon territoire. L’avantage du terrain serait donc prédominant dans nos résultats et je comptais bien me mettre dans la peau du loup pour traquer ce déserteur et lui transmettre toute ma sympathie avant de le rendre aux autorités compétentes concernées. Nous allions cependant devoir la jouer finauds. Sans approche préalable, nous avions toutes les chances de tomber dans un piège ou encore nous retrouver contre bien plus fort que nous. Des investigations seraient nécessaires. Le coin était habité, même si ce n’étaient que quelques bourgs isolés. Il pouvait se cacher n’importe où… mais pas sans sortir à la lumière du jour de temps à autres. Quelqu’un devait bien l’avoir vu. Je restais silencieux après les paroles de Sachiyo. C’est à cet instant que nos commandes arrivèrent, apportées par un jeune homme brun qui devait mesurer dans le mètre soixante-quinze, assez maigrelet. Ses yeux dérivèrent plusieurs fois sur mon invitée, montrant tout le trouble qu’elle pouvait provoquer. Le pauvre, il ne devait pas avoir plus de quinze ou seize ans. Finalement, il se retira en bredouillant quelques paroles polies, visiblement soulagé. Me saisissant des baguettes fournies avec mon bol de miso Ramen, j’inclinais respectueusement la tête vers la jeune femme en face de moi, avec un air entre solennité et absence totale d’intérêt.

- Bon appétit.

Ces mots prononcés, je me saisissais d’une légère portion de nouilles avant de les porter lentement à ma bouche, pour finalement écarter les lèvres et déguster comme il se le devait mon repas. J’aurai pu manger ce plat jusqu’à la fin des temps s’il l’avait fallu… c’était sans doute l’une des rares choses que j’aimais vraiment. Manger trop de fois la même chose était mauvais et pouvait vous en dégouter ? Balivernes, je me portais très bien et pourtant ce n’était pas la première fois ni la dernière que j’en consommais. Mâchant tranquillement, je tournais mon regard vers la Kunoichi aux cheveux violets et l’observais simplement, sans piper mot. Mes yeux n’exprimaient rien de spécial, si ce n’est que mon regard était un peu plus concentré qu’à l’accoutumée. J’attendis d’avoir avalé ce que j’avais en bouche avant de reprendre la parole, par politesse pure et simple.

- Si tu connais son apparence, nous avons une base pour commencer la mission. Il y à plusieurs cachettes possibles dans les environs, certaines plus risquées à atteindre que d’autres. Une petite enquête auprès des hameaux aux alentours ne sera pas de trop si nous voulons le trouver à coup sûr. Restent ses capacités …

Je restais silencieux. Il devait bien avoir fait ses preuves auparavant, dans Suna. Quelqu’un devait bien avoir consigné quelque part ce dont il était capable. Un ninja s’améliorait dans ce qu’il maitrisait au mieux pour en faire son propre art. Si d’aventure, ce déserteur avait possédé la moindre capacité spécifique, nulle doute qu’elle était surement devenue redoutable à présent. Je me reculais doucement contre le dossier de ma chaise avant de croiser les bras sur mon buste pour finalement venir me frotter le menton d’une main, songeur. Il nous fallait une piste… il nous fallait savoir quelle approche serait la meilleure. Cependant, je ne doutais pas de la bonne foi de ma camarade. Elle n’était sans doute pas au courant de ce qui nous attendait. Nous allions nager en eaux troubles jusqu’au plongeon final.



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MessageSujet: Re: Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo] Mer 12 Sep - 22:19



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La Sunajin était toujours égale à elle-même. Rien ne paraissait en la regardant. Personne ne pouvait dire qu’elle avait des idées malsaines qui lui traversaient l’esprit, encore moins quand elle arborait son doux sourire charmeur. Son air angélique lui permettait de tromper n’importe qui, ou presque. Tomber sur un télépathe plus expérimenté qu’elle mènerait à sa perte. Fort heureusement, ce jour n’était toujours pas arrivé. Se qu’elle adorait plus que tout c’était bien évidement de profiter des gens, qu’ils la reconnaissent à sa juste valeur, qu’ils la mettent en valeur. Quand elle n’y arrivait pas, elle développait une sorte de fascination pour cette personne, la poussant à tenter encore et encore jusqu’à ce qu’elle se lasse ou qu’elle réussisse. Dans les deux cas, la suite était souvent à son avantage à elle, au détriment de l’autre… Comment savoir qu’elle avait tué de sang froid plusieurs personnes qui l’avaient considérée comme une amie, comme une amante, comme une amoureuse? Non, rien ne le laissait paraître, mais Sachiyo Ningen était faite ainsi. Les évènements de son enfance l’avaient marqué au fer rouge, et elle se plaisait dans ce mode de vie, qu’elle ne voyait pas comme mauvais. Pour elle, la notion de bon et de mauvais n’existait pas. Pour la junin du désert, rien n’avait plus d’importance que sa propre personne. Elle ne ressentait que peu d’émotion, en faisant une parfaite psychopathe, une typique, capable de simuler des pleurs et d’être une excellente actrice et manipulatrice. Équilibre psychologique rompu, l’être humain est capable de tout… C’était ainsi qu’il devenait dangereux pour ses pairs et son environnement. La belle observait alors son collègue de ses yeux si particuliers, à la couleur si rare. Lorsqu’elle se lassa, Raimei choisit ce moment pour enfin répondre à ses affirmations. Il commença par dire que c’était normal d’être hospitalier avec une équipière de mission, mais précisa que cela demeurant tant qu’on ne tentant pas de s’accaparer quelque chose. Hum, ce point fit tiquer la belle kunoichi. Elle eut une idée de réponse, mais devait-elle la dire de vive voix? Hé puis merde alors, il le prendrait bien comme il le voulait.

-Tant que l’on n’essaie pas de s’accaparer quelque chose? N’est-ce pas le cas pour tout le monde? Demanda-t-elle, innocemment.

Suite à cela, Sachiyo venait tout juste d’admettre qu’elle ne connaissait pas vraiment les capacités du déserteur qu’elle et son allié allait pourchasser. Le dossier sur son cas n’était pas complet et datait beaucoup. Franchement, elle se sentait mal sur le coup. Un village qui possédait peu d’information sur un être qu’il traquait, et puis quoi encore? Que penserait son équipier de son village, d’elle? Ça lui foutait la honte tout ça. Mais heureusement, elle possédait au moins un élément, en gros son style de combat de prédilection. Avec ça, ils pourraient se préparer en conséquence et ne pas tomber bêtement dans la gueule du loup. C’est à se moment que choisi le serveur pour revenir dans leur coin tranquille, apportant leur plat. La kunoichi en vint à penser qu’heureusement qu’ils n’étaient pas dans une discussion privée et sérieuse là, l’autre aurait pu tout entendre. L’adolescent sembla bien mal à l’aise face à elle. Cela l’amusa grandement. Son sourire s’agrandit, prenant une tournure plus mesquine par la même occasion. Elle le remercia sommairement, ajouta un « mon mignon » qui faisait toujours son effet. Le jeune partit donc en bredouillant quelque chose que la petite diablesse ne capta pas, puis son attention se reporta sur Raimei. Il s’inclina poliment puis lui souhaita bon appétit. La jeune femme en fit donc de même, puis piqua dans son assiette avec ses baguettes. Simplement l’odeur de sa nourriture était agréable, alors nul doute que se serait bon au goût également. Pendant qu’ils prirent quelques bouffés, le silence plana entre eux. La belle eut raison sur son plat, il était excellent. Vraiment, ce moment était des plus agréables et lui faisait du bien. Cependant, le temps mort fut rompu par le Kumojin. Celui-ci exprima de vive voix que d’avoir la description du déserteur serait un atout, mais laissa planer le doute sur les capacités… Oui, comme elle s’en était doutée, ça ne faisait pas bonne figure, loin de là. Heureusement, elle avait tout de même une information capitale à son sujet. Son honneur était sauf. C’est alors qu’elle débuta par le physique de leur cible.

-Pour ce qui est de sa description, il porte un kimono traditionnel noir. Il a les cheveux de cette même couleur, les yeux bleus, ce qui est une chance pour nous puisque c’est relativement rare. Il a autour de vingt-huit ans et est de taille moyenne. Je pense que s’il se montre, nous n’aurons aucun mal à le localiser.

Elle marqua alors une pause, réfléchissant à la suite. Comment procéderaient-ils pour le retracer? Pour lui mettre la main au collet sans tout risquer? Le duo devrait jouer la prudence, devraient être méfiants aussi. On n’approchait pas un animal sauvage imprudemment. Mais ça, son collègue devait déjà l’avoir pris en compte. Malgré cette certitude, sa doucereuse voix s’éleva de nouveau.

-Il sera probablement méfiant, puisque c’est la première fois depuis quelques années que nous en entendons parler. Les chances de tomber dans un piège sont à considérer affirma-elle, la mine sérieuse.

Sans rien ajouter de plus, elle piqua de nouveau dans son assiette avant de porter du poulet à sa bouche. Sachiyo patienta alors d’avoir la bouche vide pour reprendre. Elle avait de bonnes manières, malgré la perte de ses parents. La femme qui l’avait recueilli pendant plusieurs années s’était chargée de l’éduquer comme sa fille. Pauvre dame, qui n’avait rien vu venir, qui n’avait pu lire le cœur sombre et meurtri de sa protégée… Elle avait payé cher cette erreur, payé de sa vie. Les capacités de la séduisante junin de Suna étaient effrayantes et ne devaient pas être prises à la légère, oh non. Ses songes lui rappelèrent qu’elle n’avait toujours pas abordé celles qu’elle connaissait de leur cible. Le moment était venu de le faire.

-Pour ce qui est de ses capacités, mes maigres informations sont qu’il est un adepte incontesté du genjutsu, pour le reste, c’est plus nébuleux, soupira-t-elle.

La diablesse baissa alors les yeux, fixant les restes de son met bien entamé. Elle savait pertinemment ce qui arrivait. Là, se deviendrait le moment d’élaborer une stratégie, mais pour se faire, tous deux devaient se partager leurs capacités de ninja. C’était la partie qu’elle détestait le plus, s’ouvrir aux autres et parler de ce qu’elle pouvait faire. Elle demeurait méfiante, toujours, n’ayant confiance qu’en elle-même. Surprendre durant un combat, c’était ce qu’elle adorait faire, mais cela devenait impossible quand ses domaines étaient connus. Néanmoins, la plupart du temps, elle contrait cette limite en nouant un faux lien de confiance, ce qui lui permettait par la suite d’agir en traitresse, d’avoir raison de sa soif de sang et de meurtre. Douce tentation, à laquelle elle devrait résister durant cette mission. Qu’est-ce que c’était chiant… Bref, à contrecœur, et gardant les yeux baissés, elle se lança.

-Bien que j’aime moins cet aspect, je pense que je n’ai trop le choix de vaguement t’expliquer mes capacités de kunoichi… prononça-t-elle, distante, avant de relever ses orbes si uniques. Mon atout principal est…, hésita-t-elle, sachant que ce sujet pouvait être extrêmement délicat, avant de poursuivre, murmurant presque, mon don héréditaire. Je maitrise le Shakuton, la chaleur, un don rare originaire de Sunagakure. Sinon, je fais partie de l’équipe de scellement de mon village, j’ai certains talents en fuinjutsu et je suis capable de communiquer par l’esprit, de l’envahir ou simplement d’émettre un message.

Voilà qui était fait. Maintenant, elle espérait sincèrement que le Kumojin serait ouvert à lui rendre la réciproque. Sinon, qu’elle honte se serait! Puisqu’elle avait tout dit sur elle, la kunoichi retourna donc à son assiette, se reprenant une fine bouchée. C’est ainsi qu’elle passa le temps, désireuse d’obtenir une réponse.



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MessageSujet: Re: Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo] Jeu 13 Sep - 15:46

We need a plan

Je ne relevais pas les dires de ma nouvelle connaissance, puisqu’ils étaient fondés. Le monde ninja était fait de luttes, à tout niveau. De pouvoir, de richesse, d’influence. Des luttes militaires, des luttes politiques. Des conflits de parole comme des conflits de lame. Au final, l’Alliance n’était que le fruit d’une nécessité pour parer une lutte à laquelle individuellement, les villages ne pourraient faire face. Je doutais que cette alliance dure éternellement… trop de conflits régnaient en son sein. Le tableau du passé ne pouvait être effacé facilement et beaucoup avaient perdu des choses qui leur étaient chères aux mains de ceux qu’ils devaient désormais désigner comme camarade. Si cette guerre était gagnée, ce qui était loin d’être déjà le cas, j’imaginais facilement que toutes ces querelles reprendraient entre les villages comme si rien ne s’était produit. Trop de choses étaient en jeux pour les dirigeants pour qu’ils se permettent de changer de comportement. Cette quatrième grande guerre Shinobi était, dans les faits, une rare occasion de voir un semblant de cohésion entre les différentes nations. Ce n’était que le reflet d’une nature humaine primaire poussée à son paroxysme : le besoin d’être au-dessus de ses voisins.

Prenant une autre bouchée de mes miso-ramen, j’écoutais attentivement ce qu’elle avait à me dévoiler concernant notre déserteur. D’après Sachiyo, il ne serait pas difficile à repérer si l’on parvenait à le localiser. Des habits plutôt inhabituels pour un ninja, en premier lieu, mais surtout la couleur de ses yeux : deux prunelles bleues, dans ces montagnes. C’était quelque chose de fort rare et ça réduisait de beaucoup les possibilités. Cela nous permettrait de lui mettre facilement la main dessus s’il se trouvait dans un périmètre proche. La description physique était assez fournie pour nous permettre de ne pas commettre d’erreur. De taille moyenne, aux alentours de vingt-huit ans, yeux bleus, cheveux noirs et kimono de la même couleur. Ma collègue ajouta qu’ils ne s’était pas fait remarqué durant toutes ces années et qu’il était donc possible qu’il soit sur ses gardes en ce moment, après avoir été repéré une fois. Il était logique qu’il désire pouvoir profiter de son train de vie encore un peu, aussi allions nous devoir la jouer finaude pour nous en sortir avec succès. Avoir réussi à rester dans l’ombre pendant si longtemps démontrait déjà une aptitude ninja conséquente, son âge corroborait à cela. Nous allions avoir affaire à un personnage expérimenté, ne lésinant pas sur les moyens pour filer entre les doigts des autorités. Il nous fallait un plan. Pour construire un plan efficace, nous avions besoin de savoir ce qu’il pouvait nous opposer en termes de résistance et finalement, la junin de Suna révéla un détail croustillant qui me fit penser que cette mission risquait d’être dangereuse pour moi. Ce ninja était un adepte incontesté, selon les mots même de la sunajin, du Genjutsu… l’art ninja que je détestais le plus, sans aucun doute. Je n’y avais jamais été doué et je n’avais jamais été doué pour y résister. C’était pour moi un excellent argument qui me poussait à ne guère apprécier ces méthodes, même si je n’avais rien de spécial contre les shinobi qui s’en montraient utilisateurs. L’idée d’être bloqué par mon propre esprit, manipulé par quelqu’un d’autre, avait toujours été très mauvaise à mes yeux. J’imagine qu’elle ne devait être plaisante pour personne mais pour moi c’était encore pire… tout simplement parce que c’était ma bête noire et que je trouvais ces pratiques particulièrement vicieuses.

Elle enchaîna en me dévoilant ses propres capacités, dans une optique de partage d’équipe. C’était essentiel afin de pouvoir évaluer nos chances, nos forces et faiblesses, et ce geste me donna une ample satisfaction. Au moins prenait-elle un minimum à cœur la réussite de notre mission et ceci, même si il lui rebutait de se dévoiler ainsi. Une utilisatrice du Shakuton… un don rare de Sunagakure, en effet. L’utilisation de la chaleur. Les phrases qu’elle avait pu prononcer concernant notre climat plus doux prenaient tout leur sens. En bonne utilisatrice de cet élément qu’était la chaleur, il semblait normal qu’elle apprécie de passer ses journées dans le désert. J’aurai sans doute l’occasion de voir ce que ce don intéressant pouvait donner lors d’un affrontement et je ne serais pas déçu. Elle me déclara aussi faire partie des équipes de scellement et pouvoir faire usage de télépathie. Je tiquais en apprenant ceci, car ça nous offrait un avantage conséquent. Des communications silencieuses que l’ennemi ne pourrait pas capter, dans un premier lieu. De plus, si je venais à être pris dans un genjutsu, elle pourrait me le faire savoir, ce qui ne pourrait que m’aider à m’en libérer ou du moins en limiter les effets. Mais trêve de pensées, c’était à mon tour de lui donner des indications sur mes capacités. Je hochais de la tête pour lui signifier que j’avais écouté attentivement avant de reprendre une bouchée, la mastiquant doucement pour finalement avaler et la regarder à nouveau.

- Pour ma part, je suis un utilisateur du Nin-Taijutsu utilisant l’affinité de foudre, à l’image du Raikage. Cela me permet d’avoir un très bon niveau en Ninjutsu comme en Taijutsu et de me placer comme force de frappe dans les missions que j’entreprends.

Je laissais planer le silence. Nos informations étaient échangées. Je savais à quoi ressemblait la cible, je pouvais m’imaginer ce dont elle était capable. Je possédais l’avantage du terrain. Il ne nous restait plus qu’à créer une stratégie en fonction de ce que l’on venait de se dire. Suite à cela, nous pourrions prendre la route et tenter d’aller glaner des informations, pour finalement retrouver notre cible. Cette mission ne risquait pas d’être courte… ni d’être aisée. Le danger nous guetterait bientôt et pour cette même raison il nous fallait un plan à mettre en application. Sans les bons rouages, notre machinerie n’était destinée qu’à un échec retentissant et j’étais loin d’avoir envie de vivre ce genre de chose.

- Je serai très exposé à ses Genjutsu. C’est la discipline la plus à même de me mettre à mal et pour cette raison, j’aurai sans doute besoin d’aide si je tombe dans ses pièges. Là, tes capacités de télépathe pourraient se révéler plus que providentielles. Le tout est que j’arrive à lui mettre la main dessus et ce sera sans doute la partie la plus coriace de l’histoire… il va sans doute m’en empêcher de son mieux si l’affrontement éclate.

Je restais songeur, reprenant une bouchée sans rien dire de plus. Ma coéquipière serait ma meilleure chance de réussite dans cette mission. J’étais content de savoir que ses capacités pouvaient corroborer aux miennes. Nous pourrions former un duo efficace et pallier à nos manques respectifs, du moins j’en avais l’espoir. Mastiquant un morceau de porc, je lui fis un sort après l’avoir savouré pendant quelques instants encore sur mes papilles. Ce repas allait me mettre dans de bonnes conditions pour commencer… nous n’avions plus le choix, il ne fallait pas lui laisser plus de temps. S’il avait été remarqué, il était peut-être déjà sur le départ et c’était un élément crucial dans notre ordre de mission. Nous ne devions pas lui laisser l’occasion de sortir du territoire des nuages, ou nous perdrions notre plus grand avantage : celui du terrain. Je n’avais pas une connaissance aussi pointue de l’environnement dès que l’on sortait de ma juridiction, comme j’aimais dire. Sans cet avantage, nos chances deviendraient trop minces et il faudrait changer les grandes lignes de la mission, ce que nos supérieurs n’aimeraient pas et ne permettraient pas. Un déserteur de plus dans la nature.

- Le temps nous est compté. Maintenant repéré, il risque de vouloir partir. D’un côté ça nous donnera plus de chance d’avoir des témoignages, mais de l’autre, ça nous met sur la sellette. Il faut nous hâter.



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MessageSujet: Re: Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo] Jeu 27 Sep - 2:02



Naruto Sensou
La diablesse aux allures d'ange


La discussion allait bien, les deux ninjas provenant de différentes nations, ayant un parcours et des antécédents qui n’avaient probablement rien à voir l’un avec l’autre arrivaient à bien s’entendre et ce, malgré la nature séductrice de Sachiyo et les refus inhabituels auxquels elle se frottait. La pauvre, ne pas avoir été en mission, il est clair qu’elle aurait usé de ses charmes, qu’elle aurait poussé l’art d’utiliser son corps à son paroxysme. Voir les hommes flancher, perdre leurs petites résolutions sous ses assauts aigre-doux, ça la rendait fière. Lorsque cette femme désirait quelque chose, elle l’obtenait inévitablement. Il ne fallait jamais douter de ses moyens de persuasions. Ils étaient vastes et très efficaces, étant une pro dans ce domaine. Bien dommage qu’aujourd’hui, elle ne puisse laisser libre cours à ses pulsions, à ses envies. Les contenir la saoulait gravement, mais c’était ainsi. La vie de kunoichi était très morne à son sens justement à cause de cette liberté perdue… Vivement que ses projets personnels n’aboutissent qu’elle puisse enfin vaquer à des occupations largement plus… agréables. La diablesse aurait les pensées plus libres aussi, finit les prises de tête chiantes au pas possible, finit la servitude envers un pays qui se fichait bien d’elle, juste ses envies, juste elle et ses victimes, juste elle et le sang ou autres liquides parsemant ses mains si délicates en apparence. Qu’est-ce que ça serait agréable! Comme avant qu’elle n’aille d’elle-même se foutre dans ce merdier. Bref, elle assumait pleinement son choix, juste, il était chiant. Qu’importe, l’utilisatrice du Shakuton savait qu’elle y récolterait quelque chose à la fin. Il lui suffisait d’être patiente.

Alors que Sachiyo monologuait joyeusement, Raimei mangeait ses ramens miso qui sentaient très bon. La beauté aux iris si particuliers ne doutait pas que ce plat aussi était excellent. D’ailleurs, il semblait absorbé par son repas. En effet, il ne répondit d’abord pas à son affirmation, à sa question détournée concernant le fait que tous les villages, tous les peuples sont prêts à parer les envahisseurs qui voudraient s’approprier les richesses d’autrui. Son silence signifiait bien qu’elle avait raison. D’ailleurs, le Kumojin la laissa parler, l’écoutant jusqu’au bout lorsque la belle déballa la description physique et le style de combat de leur cible, mais lorsqu’elle enchaina difficilement sur ses propres capacités, elle souhaitait vraiment que son silence ne s’éternise pas. Pensait-il comme les gens de Kirigakure autrefois? Croyait-il que les shinobis et kunoichis dotés de Kekkei Genkai n’étaient que des abominations qui ne méritaient pas exister? À cause de son enfance, elle craignait ça, bien qu’elle ne laisse pas paraître. La junin du sable ne souhaitait pas créer de malaise avec un équipier, surtout qu’ils devraient combattre ensemble. Le nukenin ne se rendrait certainement pas sans résistance. C’était naïf que de le croire. Sachiyo rompit le contact visuel entre elle et son interlocuteur, retournant à son assiette. Son poulet était réellement excellent. Franchement, ce restaurant lui plaisait bien. Elle en profita de ce confort, sachant pertinemment que ça ne durerait pas. Bientôt, se serait les rations fades de missions, l’eau tiède, rien de très gastronomique… Juste d’y penser ça lui provoquait presque un haut le cœur. Autant ne pas y songer pour le moment.

Mangeant tous les deux, les junins demeurèrent silencieux durant un petit moment. Néanmoins, ce temps mort ne dura pas très longtemps, son compagnon décida enfin de prendre la parole à son tour. Cela soulagea la jeune femme qu’il dévoile ses talents, son style de combat, sans passer de commentaires sur les siens. Au moins, si ça le gênait, il se passait bien de le dire, un plus quoi. Alors, Raimei et elle était complémentaires. Bien que ses capacités offensives n’étaient pas à négliger, mêmes étant très dangereuses, elle représentait un support bien apprécié contre le genjutsu, tant que les deux n’étaient pas piégés en même temps. Tout irait bien, elle avait de la ressource pour aider son allié. Lui était la force brute, le déserteur serait donc son ennemi naturel. L’ex-Sunajin ne le laisserait pas l’approcher facilement, probablement qu’il n’était pas assez fort au corps à corps pour rivaliser avec le style nintaijutsu. Dans tous les cas, c’était à elle de faire très attention à ne pas se faire piéger. Ainsi, elle pourrait s’adapter à la situation, riposter pour éviter un assaut sur son allié mais aussi le sortir des illusions sans trop de mal, pourvu qu’il ne soit pas un expert du calibre des Uchiha… Dans ce cas-là, ils étaient dans un beau merdier. Par ailleurs, son équipier conforma sa pensée, à savoir qu’il se retrouverait exposé au genjutsu et qu’elle devait être là pour l’épauler et l’en sortir. Sachiyo n’avait pas l’intention d’y manquer, mais restait à savoir si elle le pourrait. Qui sait, peut-être pouvait-il prendre plus d’une cible à la fois? La belle n’avait jamais entendu parler de telles capacités, mais ça demeurait dans le domaine du possible. Être prêts à toute éventualité, voilà comment devaient se préparer les deux comparses. Finissant son repas, elle entreprit alors de dresser un court portrait, de donner quelques pistes exploitables. Après tout, ils auraient aussi le temps de discuter un peu en chemin et de s’adapter mieux l’un à l’autre.

-Heureusement pour nous, j’ai quelques atouts pour t’aider si jamais tu te retrouves piégé dans un monde illusoire. J’ai des jutsus à distance qui peuvent te blesser légèrement, te ramenant ainsi à la réalité. Comme tu l’as également mentionné, je pourrais t’aviser par l’esprit. De plus, je suis en mesure d’envahir les songes de notre cible, cela le déconcentrera sans doute suffisamment pour que l’illusion cesse, ou du moins, l’empêcher de produire des illusions. Reste à savoir s’il est doué dans d’autres domaines… Là, nous sommes dans le néant le plus total. Il va nous falloir être prudent, autant sur le chemin qu’une fois sur place.


Voilà qui était sommairement dit. Lui fonçait, elle le couvrait tout en faisant front. Elle était habituée à ce double rôle, à servir autant de support que de force offensive. C’était ça qui constituait sa force, mais aussi sa principale faiblesse. En effet, sa réserve de chakra était loin d’être imposante, et ses Shakuton étaient très coûteux. Les employer à la légère sans songer à ce qu’elle devait garder sous sa manche causerait sa perte, l’échec de la mission et probablement leur mort. Lourde responsabilité, mais la kunoichi du pays du Vent saurait l’endosser. Après ce petit monologue, Raimei lui rappela un fait important. Il avait raison, le temps jouait contre eux. Leur cible devait bouger, devait ralentir ses poursuivants en posant des pièges. Le duo était forcé d’agir vite et intelligemment. Il leur fallait élaborer une stratégie en rapport à leurs capacités, voir divers scénarios de combat pour bien réagir, mais aussi songer à comment ils entreraient en contact avec l’objet de leur mission. Bref, elle avait déjà fait ça sommairement, il fallait passer à l’avantage du terrain.

-As-tu une idée d’itinéraire? Un plan déjà pour la chasse? Demanda-t-elle, le ton neutre. Comme c’est ton village qui a repéré l’intrus, tu dois bien savoir approximativement dans quelle région il se trouve.

Lorsque se serait fait, le duo pourrait alors partir, quitter le village et le confort de ce lieu pour retrouver ce fautif. C’était un pure paradoxe, que cette femme rêvait de liberté, projetant de trahir sa patrie n’aille à la rencontre d’un déserteur afin de l’appréhender, mais cela ne la dérangea pas outre mesure. Loin d’être terrifiée à cette idée d’être elle-même pourchassée, elle désirait gagner en puissance afin de devenir une source de peur. Les gens craindraient son nom, oh oui!



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MessageSujet: Re: Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo] Jeu 11 Oct - 19:05

Departure

Ma coéquipière m’annonça une bonne nouvelle en déclarant qu’elle possédait les capacités requises afin de me prévenir si j’étais pris dans une illusion malsaine, voire de m’en sortir. C’était un excellent point qui allait servir de pivot à toute notre stratégie : j’étais une force de frappe fiable, mais contre un utilisateur aguerri du Genjutsu… ça devenait tout de suite beaucoup plus corsé pour moi de me frayer un chemin entre mensonge et vérité, irréel et réel. Le tout faisait souvent tendre l’issue du combat en faveur de mon adversaire, qui s’empressait de saisir la perche en me mettant encore plus en difficulté. De plus, si ce déserteur était dehors depuis si longtemps, nul doute qu’il avait dû gagner en capacités et allait s’avérer très dangereux. Cela dit… s’il s’en remettait principalement au Genjutsu, il était peu plausible qu’il égale mes compétences martiales. Ce n’était pas une certitude mais un constat logique : pour l’instant, le plan simple qui se dessinait pour nous était de m’utiliser comme force de frappe avec le soutien de la Sunajin aux yeux d’améthyste. Si j’étais pris dans un piège illusoire, elle avait plusieurs moyens non seulement de me le faire savoir, mais également de m’en sortir. Nous arrivions à la fin de notre déjeuner et il nous faudrait lever le camp par la suite, dans les conditions qui nous étaient présentées il était hors de question de perdre plus de temps. Même si je doutais qu’il ait déjà quitté le pays, chaque minute qui s’écoulait était un danger de plus pour nous par rapport au traitre. Une fois les derniers détails étudiés, nous serions sur le départ. D’ici l’après-midi, nous écumerions déjà les environs à la recherche d’informations. Sachiyo me demandant d’ailleurs si j’avais déjà une idée en tête, dans la mesure où il avait été repéré dans ma contrée il était tout à fait logique que j’ai plus d’informations qu’elle à ce sujet ainsi qu’une meilleure intuition. C’était le cas. Je terminais mon assiette calmement avant de reprendre la parole, hochant de la tête entre deux pour lui montrer que j’avais écouté et que j’allais lui répondre.

- Il a été repéré dans le nord du pays, d’après ce que j’en sais. Il y a plusieurs villages dont un en particulier que l’on devrait visiter. La partie nord du pays est pleine de cavernes et de cavités à même de contenir n’importe qui voudrait s’y cacher… avec un peu d’habileté, il doit y avoir trouvé refuge pendant toutes ces années.

Sur ces mots, j’appelais le serveur pour payer l’addition. Le tout fut réglé en l’espace d’une ou deux minutes, le jeune homme toujours aussi mis à mal par la présence de la somptueuse Sunajin dont les atouts le rendaient visiblement nerveux comme à notre arrivée. Néanmoins, il avait encore assez de présence d’esprit pour accepter mon payement en me rendant la monnaie, c’était déjà ça de gagné. Il se retira ensuite vers le comptoir alors que je me levais lentement de ma chaise pour finalement engager un pas lent vers la sortie, faisant signe à celle qui m’accompagnait de me suivre. Je dirigeais notre petit duo jusqu’aux portes du village –nul doute qu’elle avait déjà tout ce dont elle avait besoin sur elle, depuis le départ de son village natal- dans le but de les franchir pour prendre la route du nord. J’avais déjà une destination en tête, qu’il nous fallait à tout prix visiter. Avec un peu de chance et de persévérance, nous aurions des informations correctes là-bas. Sinon, nous devrions nous rabattre sur des bourgs plus éloignés en espérant trouver quelque chose… donnant un peu plus de temps à notre ennemi. Celui-ci devait sans doute préparer son escapade. Avec le quadrillage du pays et les frontières surveillées, il était peu probable qu’il ait quitté les lieux sans se faire repérer : donc il était peu probable qu’il ait quitté les lieux tout court, car rien ne m’avait été dit à ce propos. Selon moi, nous avions donc encore des chances de le trouver dans les parages, à condition de nous hâter un peu. Prenant la tête, je lui indiquais de me suivre alors que nous quittions Kumogakure no Sato pour bifurquer immédiatement vers le nord du pays. Il ne nous fallut que peu de temps avant de voir l’enceinte du village et les pics rocheux disparaitre derrière nous tandis que nous descendions peu à peu, perdant de l’altitude au profit de décors plus ouverts et à la végétation plus présente.
- Teiun est un petit village annexe situé au nord. C’est le plus proche mais également l’un des plus complets : si notre déserteur a du faire quelconques emplettes et vivre dans les environs pendant toutes ces années, c’est vers cet endroit qu’il se sera tourné plutôt que le village caché. De plus, la région qui entoure ce village est parfaite pour trouver refuge.

Le reste coulait de source et je n’avais pas besoin d’en dire plus pour que celle qui m’accompagnait comprenne. Nul ne pouvait vivre en totale autarcie pendant tout ce temps : il y avait forcément des preuves de son passage, même brouillées ou modifiées. Nous pouvions nous attendre à ce genre de subterfuge mais avec une recherche poussée, nous trouverions sans doute des indices. Il y avait d’autres destinations possibles mais elles me semblaient moins cohérentes, en tout cas pour commencer. Mon plan était déjà monté pour la suite des évènements : nous rendre à Teiun et commencer notre enquête. Si on trouvait la moindre trace de son passage, alors il serait de bon augure de fouiller les environs. Si les villageois ne nous donnaient aucun indice supplémentaire, alors nous n’aurions plus qu’à nous rediriger vers les autres destinations que j’avais en tête… mais pour le moment, c’était exclu tant que nous n’avions pas tenté d’obtenir d’autres réponses. Notre voyage ne dura pas longtemps, pour la Kunoichi du pays du sable cela devait réellement être une broutille minime en comparaison de la route qu’elle avait dû faire jusqu’ici de ses propres moyens. Avec un bon rythme, nous arrivâmes dans la région ciblée en l’espace d’une quarantaine de minutes, à raison d’un trot régulier sans pour autant être trop pressé. Le but était tout de même de nous économiser : tant que nous n’avions pas d’endroit fixe ou courir à corps perdu, il était tout bonnement stupide de nous user ainsi. Je ne disais rien pendant la durée du voyage, concentré sur notre objectif commun, soit atteindre Teiun et commencer nos investigations une fois arrivé par là… ce qui fut bientôt le cas, alors que nous pénétrions dans l’ensemble de hameaux paisibles. C’était une bourgade assez conséquente, néanmoins loin d’égaler le village caché de Kaminari no Kuni. Les gens vivaient principalement du commerce et des richesses qui étaient exportées tout comme importées des autres centres humains proches dans la région. Etant en début d’après-midi, l’activité battait son plein dans les rues et autant de gens nous laissaient autant de réponses possibles.

Il fallait désormais décider de l’approche à adopter : ou nous nous séparions, ou nous restions ensemble. La jeune femme qui m’accompagnait avait l’air d’être faite pour soutirer des aveux : ses beaux yeux en auraient fait parler plus d’uns, sans compter le reste de ses atouts. Rester avec elle m’aurait sans doute évité de trop perdre de temps, dans la mesure où j’avais conscience de ne pas forcément être le plus charismatique des enquêteurs à la ronde. D’un autre côté, nous présenter ensemble pourrait paraître un peu trop pressant sur les bords. Cela pouvait parfois amener les gens à avoir des réactions stupides et, le temps nous étant compté, je ne pouvais pas me permettre de nous laisser avec ce genre de handicap totalement mal placé. J’étais donc plutôt pour une séparation afin de demander aux commerçants locaux ce qu’ils avaient vus. Comme nous l’avions évoqué plus tôt, la différence physique de notre homme avec l’entourage et la majorité des personnes qui vivaient dans le pays allait être un point de force et de choix dans la balance, en notre faveur. S’il se cachait, alors les gens devaient l’avoir remarqué : quelqu’un qui passe de façon régulière en étant par exemple encapuchonné marque toujours l’œil. Maintenant qu’il avait été repéré, il pouvait avoir commis des erreurs : comme changer de comportement, par exemple. Autant de choses qui allaient se changer dans nos bouches en questions en espérant se retrouver avec une réponse à la clé. Alors que j’observais l’activité devant nous, certaines personnes nous ayant déjà remarqué –ou ayant déjà remarqué la Sunajin, ce qui me semblait très probable- je m’adressais à elle d’un ton calme, un peu las sur les bords.

- Je te propose qu’à partir d’ici, on se sépare pour trouver des indices. Même si tu n’es pas du coin et que les gens en feront peut-être la remarque, j’avoue avoir peu de doutes quant à tes capacités de persuasion. De plus, ce sera beaucoup plus rapide pour écumer les environs si nous le faisons de façon séparée. On peut toujours se fixer un point de rendez-vous. Qu’en penses-tu ?



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MessageSujet: Re: Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo] Ven 19 Oct - 22:11



Naruto Sensou
La diablesse aux allures d'ange


Le moment de détente et de confort tirait malheureusement à sa fin. Le duo était sur le point de finir leur assiette, leur conversation prenait une tournure plus sérieuse, la véritable mission débuterait sous peu. Bientôt, le Kumojin guiderait sa collègue de Sunagakure à travers sa nation, recherchant le fugitif de sa patrie afin de le rapatrier mort ou vif dans le désert. Néanmoins, Sachiyo ne se faisait pas d’illusion. À elle seule, elle n’arriverait jamais à trainer un homme en vie jusqu’à son village. Ils devraient le tuer pour qu’elle puisse sceller le corps dans un parchemin. Ce n’était pas pour rien qu’une spécialiste des sceaux avait été choisie pour cette chasse… Déjà, le ramener alors que son cœur pompait toujours aurait été largement plus facile si sa collègue les avait rejoints comme prévu. La rouquine se spécialisait dans les poisons de toute sorte. Paralyser leur cible et le tenir prisonnier aurait été des plus simples. Visiblement, tout ne se déroulerait pas comme prévu. Qu’importe, la belle n’avait pas l’intention de revenir chez elle les mains vides! Son honneur de kunoichi était en jeu et elle était bien décidée à prouver sa valeur. Être prise au sérieux serait une donne essentielle pour ses futurs plans. Maintenant, elle souhaitait que Raimei était lui aussi un shinobi de talent qui ne nuirait pas à ses chances de succès. Autant il dégageait un sérieux qui lui plaisait bien et qui la confortait sur sa puissance, autant cette espèce de nonchalance la laissait perplexe. Enfin, elle saurait bien assez tôt quel genre de type il était une fois dans le feu de l’action. Sinon, il n’y aurait que deux morts à déplorer au lieu d’un seul, et mentir était dans sa nature. Elle accuserait le criminel de ce meurtre et les gens ne chercheraient pas plus loin. Alors que ses iris violets parcouraient l’homme qui lui faisait face, la kunoichi du sable souhaita tout de même qu’il n’appartienne pas à la catégorie des incapables.

L’échange d’information allait bon train. En fait, il ne restait plus qu’à savoir la zone dans laquelle se trouvait la tête qu’ils recherchaient puis le compte était bon. Cette donnée, c’était à son équipier de la lui fournir. La question fut posée et la réponse vint. Au Nord du pays hein? S’éloigner encore plus du soleil et de la chaleur du désert. Voilà une information qui ne lui plaisait pas. Néanmoins, son interlocuteur ajouta quelques données supplémentaires qui les aideraient à être plus efficaces. Seulement, encore une fois, l’idée ne lui plaisait pas. Entrer dans des grottes ou des cavernes lugubres et sûrement toutes humides, juste répugnant. Pourvu qu’ils s’en sortent sans avoir à entrer dans ce genre d’endroit. Cela lui faciliterait l’existence. Bref, après cet échange, il était temps de commencer réellement leur mission. Raimei s’occupa donc de régler l’addition avec ce pauvre serveur toujours aussi troublé par la beauté aux courbes plus agréables. Au moins, il n’arriva pas d’incident fâcheux et la diablesse ne trouva pas d’utilité à jouer avec ce mec qui ne la méritait pas de toute façon. Le fait qu’elle le voit comme un moins que rien alla en sa faveur, pauvre gamin. Le tout payé, le duo sortit du restaurant puis son collègue prit la tête, lui indiquant le chemin. Docile, la kunoichi le suivit sans rien dire. Après tout, à partir de maintenant, c’était lui le guide. Il était dans cette mission principalement pour ses connaissances de la région, bien que pour l’épauler dans le futur combat également. Il serait naïf de croire que leur cible ne se rende tout bonnement comme ça. Qu’est-ce qu’elle avait hâte que le tout ne soit plus pimenté, qu’il y ait plus d’action! Entre le fait de ne rien faire sauf marcher et le fait que son équipier lui résistait visiblement, l’ennui la gagnait assez rapidement. Du sang frais maculant ses mains parfaites, voilà une excellente distraction!

L’équipe de junin sortit alors du village, puis le voyage continua de se faire en silence. Sachiyo, loin de représenter le type de femme qui bavardait pour rien dire ne fit alors pas grands efforts pour le rompre. Son esprit se préparait à la suite des évènements. Par ailleurs, le Kumojin fut le premier à reprendre la parole, lui donnant des indications sur le petit village qu’ils allaient visiter. D’après ses dires, c’était l’endroit le plus probable de trouver des informations sur la cible, l’endroit où il devait faire ses emplettes. Bien, pourvu que tout se déroule à la perfection et que ce village n’ouvre son coffre à trésor. Elle ferait son possible pour délier le plus de langues. Plus vite cette histoire était réglée et plus vite la belle pourrait vaquer à des occupations largement plus intéressantes. Une personne ne pouvait jamais s’effacer complètement, ne jamais laisser de traces. Ce serait donc là-dessus qu’ils miseraient. La route se fit rapidement, soutenant un rythme régulier et assez rapide, mais très facile à suivre pour des ninjas confirmés. Teiun était plus imposant que ne l’aurait d’abord cru la Sunajin. Tant mieux, avec une population et une activité aussi conséquente, nul doute que leur déserteur devait être passé par là, tâchant de se fondre dans la masse. Néanmoins, son physique plutôt rare et ses manières de shinobi devaient avoir laissé des impressions, tout comme elle qui attirait à cet instant le regard de beaucoup de gens. Qu’est-ce qu’elle avait hâte de se mêler à la foule et de débuter ses investigations. Enfin, ses talents typés d’espionne seraient mis à profit. Elle n’hésiterait pas une seule seconde à user de ses charmes pour obtenir gain de cause. On ne lui résistait que rarement de toute façon, surtout pour des civils. Ces hommes-là, qui jalousaient les pouvoirs des ninjas, elle savait comment leur parler et comment les convaincre. Ils n’avaient qu’à bien se tenir!

Enthousiaste, déjà prête à foncer dans cette foule, Raimei coupa son élan en lui proposant de se séparer afin effectuer les recherches chacun de leur côté, augmentant leur efficacité. Voilà une excellente idée, bien qu’elle ne connaisse en rien la région. La diablesse ne doutait pas de ses capacités à se débrouiller d’elle-même en terrain inconnu. Puis, viendrait bien un moment où tous deux devraient se réunir afin de mettre en commun leurs trouvailles, qui, elle le souhaitait, leur permettrait de localiser ce foutu déserteur. En somme, elle était entièrement d’accord avec l’idée, pour une fois.

-Oui, c’est un excellent plan. Puis tu as raison sur mes talents à soutirer des informations. Rares sont ceux qui me résistent. Tu fais d’ailleurs parti de ces gens, finit-elle sur un rire cristallin, qui sonna tout sauf faux, et pourtant… Elle reprit ensuite. Enfin, je saurai me débrouiller seule ici. Que dirais-tu que nous nous retrouvions à l’extérieur du village dans, je dirais, huit heures maximum?

Elle comptait utiliser aussi le soir, alors que de nouvelles têtes, de nouvelles personnes se baladeraient, que d’autres types d’établissement ouvriraient leur porte. Autant tout exploiter. Les endroits dans lesquels les shinobis pouvaient s’adonner aux vices interdits étaient souvent très révélateurs. Malgré le fait qu’elle préférait largement choisir elle-même ses victimes, choisir les hommes et les femmes qu’elle jugeait dignes d’intérêts, elle savait pertinemment que de se montrer dans ce genre de lieu lui serait bénéfique pour la mission. Maintenant, elle n’attendait plus que la réponse de son allié afin de se mettre à la cueillette d’information.



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Mission de rang A : Pourchassons le déserteur. [Pv Sachiyo]

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