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Un nettoyage forcé.

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MessageSujet: Un nettoyage forcé. Mer 12 Sep - 15:34





Mission de rang D




    Chapitre I : Une corvée non désignée






Une nuit de débauche ? Non, tout simplement une nuit paisible, calme et reposante. C'est avec ces derniers adjectifs que Suruga Shinobu s'est endormie paisiblement s'emmitouflant dans ses couettes et ses coussins moelleux affrontant le froid avec dévouement. C'est contradictoire cela va de soi mais, l'acharnement mène à la fatigue et donc à la plénitude obligatoire. Le réveil en fut cependant tout autre. Lorsque les premiers rayons du soleil vinrent illuminés sont visage pâle et délicat, c'est les crocs en avant que ses yeux s'étaient ouverts, irritée d'avoir été réveillée par une chose si lointaine. D'ailleurs, durant son sursaut matinale et dû à cette clarté soudaine, elle en était même tombée hors de son lit tête la première buttant sur le parquet. Outre la douleur, c'est l'énervement qui avait prit le dessus, se relevant à vitesse certaine pour se replonger dans ses couettes si douillettes. Loin de là l'idée de s'endormir à nouveau, juste de s'assoupir quelques instants afin de prendre la vie du bon côté.

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Des bruits et des sons si lointains apparaissaient de plus en plus clairs pour mes petites oreilles. Une voix qui m’appelait d'une pièce à l'étage inférieur. D'un mouvement délicat j'évacuais mon minois de la matière moelleuse et renfrognée sur laquelle j'étais posée. Un simple mouvement de tête me suffit à me rendre compte de mon erreur habituel. Je pensais toujours m'assoupir une dizaine de secondes tout au plus mais, je tombais et ce sans même m'en rendre compte, dans le monde des rêves. Tirant sur le côté tout ce qui m'entravait, je fis un bon commensurable hors du lit accourant aussi vite vers les escaliers, là où la voix féminine de ma mère se faisait entendre. « Shinobu ! N'était-ce pas aujourd'hui que tu devais te rendre au bureau du Raikage ? » Prononçait-elle d'une voix sereine. « Si et je dois me dépêcher, je suis en retard ! » Dis-je avant de retourner dans ma chambre. D'un nouveau bond, tel un lapin, je sautais sur ma commode ouvrant les tiroirs un à un déversant leurs contenus au sol. Ce que je cherchais, c'était tout simplement une tenu adéquate. Prônant une simple robe jupe aux reflets rosés maintenue par un charmant nœud papillon de couleur noir, je pouvais à nouveau me diriger vers les escaliers pour cette fois-ci les descendre sans louper une seule marche. Tomber aurait été le comble et cette journée aurait très mal commencée surtout qu'elle n'était déjà pas toute rose. De la dernière marche en débutant par le dessus, je fis une rentrée simple dans mes ballerines. Mère était dans la cuisine à m'attendre mais je n'avais réellement pas le temps et avant même qu'elle puisse me dire quoi que ce soit, c'est sans lui convier mon départ que j'étais sortie telle une furie sur le monde. Ni coiffée ni choyée, mes cheveux étaient en bataille mais, ce n'était pas le plus important. J'avais un grand mal avec la luminosité et surtout dés le matin. Ce qui m'obligeais donc à placer l'une de mes mains en guise de penne couvrant au moins mes petits yeux de ces fameux rayons meurtriers.

Le village était comme à son habitude et ce même si tôt dans la matinée, bondé de monde. La plupart de simples villageois mais, aussi un bon nombre de shinobis en tout genre. Il n'y avait pas une seconde à perdre, le Raikage m'attendait et le faire attendre n'était certainement pas la meilleure des solutions. Traversants les ruelles les plus étroites de Kumogakure, j'empruntais mes propres raccourcis. Il n'était pas aisé de se déplacer dans un village où tous les bâtiments ou presque se ressemblaientt comme deux gouttes d'eau mais, lorsqu'on en connaissait ses moindres petits recoins, la chose en devenait beaucoup plus simple. Simultanément, mon allée vers le bureau du Kage en était beaucoup plus rapide qu'un shinobi lambda qui s'y rendrait pour la toute première fois. Durant cette ascension, pour le moins spectaculaire, bons nombres de choses attiraient mon attention. Ce n'était pas les têtes uniformes des villageois non. C'était tout bonnement ce nombre important de graffitis situés un peu partout et ce même dans les endroits les plus inaccessibles du village. Sur une nuit, des choses épouvantables et incomprises pouvaient se déroulées. Je n'avais pas pris le temps de regarder, seulement, mon habitation avait très bien pu être la victime de cette nuit dérangée.

A ma grande stupéfaction, même le bâtiment principal en était recouvert de ces innombrables graffitis ne représentant strictement rien. En réalité il s'agissait de formes géométriques un peu distordues. D'un pas beaucoup plus lent, c'est d'une nonchalance sans pareille que je déambulais dans les couloirs de l'illustre logis. Atteindre le bureau du Kage le souffle coupé et devoir prendre un nombre important de respiration avant de prononcer la moindre parole n'était pas dans mon intérêt. Et de toute manière, quelques minutes de retards n'allaient pas changer grand-chose. Les couloirs menant au bureau du Raikage se ressemblaient tous comme deux gouttes d'eau, grimpant en spirale. Au bout de quelques minutes, j'étais enfin arrivée à destination. D'une main adroite, je frappais la porte en continu espérant l'autorisation d'entrer.

C'est une voix féminine qui m'avait donnée l'autorisation d'entrer dans la pièce. Une fois que ma vue me l'avait permise, je m'étais vite rendue compte le le Raikage n'y était pas mais, son assistante le remplaçait. Fort bien, je ne voulais pas le voir de toute manière. D'une certaine façon il m’effrayait. « Tu tombe bien ! Tout le monde est déjà à l’œuvre mais, vu leur quantité, c'est loin d'être terminé. Je parle des graffitis bien entendu. Tous les Shinobis que j'ai pu croiser depuis ce matin ont été conviés au nettoyage des habitations et des immeubles en général. Il y a du matériel sur place un peu partout, tu ne peux pas les louper ! » Prononça-t-elle énergiquement sans même me laisser le temps d'en placer une. De toute évidence, j'étais venue pour une session nettoyage. Une grosse corvée ... Ma chambre en était déjà négligée alors nettoyer le village tout entier, c'était vraiment trop me demander. Toutefois, Mabui ne semblait pas vraiment apte à songer à d'autres choses que ce fichu nettoyage. D'un demi-tour joliment entrepris, la marche arrière était enclenchée.

Elle n'avait pas eue totalement tort dans ses propos. Le matériel était visible pour tous ... A peine sortie du bâtiment principal que des seaux, des brosses, des raclettes et toutes sortes de produits étaient éparpillés un peu partout alors que des dizaines de Gennins et Chuunins se débattaient pour rendre le village, plus sain. D'un long soupire, je n'avais pas le choix de m'y mettre moi aussi. Contre mon gré cela dit. Ramassant l'une des brosses au sol, la corvée pouvait enfin débutée. La surface murale du bâtiment principal se nettoyait étrangement, assez rapidement. Un simple passage suffisait presque à supprimer la moindre marque de peinture. Du petit, du grand en passant par le moyen graffitis, aucun ne résistait. D'après Mabui le nettoyage était loin d'être terminé mais, vu le nombre de shinobis à la tâche, ça allait bien plus vite que prévu. De toute manière, j'avais tout mon temps et la volonté n'y était pas.



Dernière édition par Suruga Shinobu le Mer 12 Sep - 18:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un nettoyage forcé. Mer 12 Sep - 18:28





Mission de rang D




    Chapitre II : Le retour du guerrier






L'astre solaire était au plus fort tandis que les ruelles et les bâtiments victimes d'une nuit mouvementée se purgeaient peu à peu de leur impureté. Ma volonté à nettoyer tous ces graffitis n'avait pas été en croissance depuis le début. Ma motivation était toujours au plus bas pour ce genre de tâche mais, ce n'était pas pour cela que je me roulais les pouces non plus. Cependant, était-ce les produits fournis qui étaient absolument efficaces ou bien était-ce la couleur utilisée pour faire ces graffitis qui était de mauvaise qualité ? Je n'en savais rien mais, la tâche en était aisée quel qu'en était la cause. Alors que j'en étais toujours aux habitations proches du bâtiment principal, le reste de la ville semblait pratiquement nettoyé. Le nombre de shinobis et notamment de villageois qui s'étaient mis à l'ouvrage arrangeait bien les choses. De toute manière, je n'étais pas la seule à soupirer devant ce rôle. Autour de moi, quelques shinobis étaient eux aussi mou du genoux entreprenant des pauses toutes les cinq minutes. « T'as l'air aussi motivée que nous tous, prend une petite pause va ... » Dit l'un des Chuunin affalé sur le dos, miroitant le ciel d'un bleu azur.

J'avais bien envie de faire ce qu'il me disait. Ce n'était certainement pas très raisonnable mais, l'envie n'y était vraiment pas alors à quoi bon continuer à faire semblant. Terminant dans la lancée, le pan de mur sur lequel j'étais, en étais devenu clean. Évidemment, j'avais pris les endroits les plus accessible, c'est à dire le bas des bâtiments et j'avais laissée le haut, aux grimpeurs. « Il faut au moins faire semblant, n'oubliez pas que nous sommes à Kumo, pas à Konoha ... » Dis-je avant de m'en aller dans une autre direction, espérant trouver un graffiti sur lequel passer quelques dizaines de minutes. Certes je voulais me la couler douce mais, si le Raikage ou un Juunin tombait sur nous, on aurait passés un sale quart d'heure. Si je pouvais éviter les ennuis, autant circuler. J'avais bon franchir les ruelles les unes après les autres, je ne trouvais plus aucunes de ces formes géométriques. Je tentais de m'éloigner du centre pour aller voir du côté des montagnes. Passant même devant mon habitation, j'avais observée un bon nombre de fois si aucun graffiti n'y était installé. Toutefois, elle était nickel voir même trop propre.

Au bout de quelques minutes de marche dans ce village actif bien que dépourvu de dessins engagés à la bombe de peinture, j'étais enfin parvenu à atteindre le pied des montagnes et collines qui encerclaient Kumogakure. Croise un petit groupe de shinobi en sens inverse, je leur quémandais où en était le nettoyage. Pour ma plus grande désolation, ils venaient de terminer, de purifier les dernières zones du village. Un léger rictus s'était d'ailleurs dessiné sur le coin de mes lèvres à la seule écoute de ces paroles. N'ayant plus vraiment de rôle à saisir dans ce coin si reculé, je n'avais d'autres solutions que de les suivre vers le bureau du Raikage. Finalement, je n'avais pas servie à grand chose pour ce fameux nettoyage. L'important c'était d'y participer, voilà ce que je pouvais dire. Durant le trajet jusqu'au bâtiment principal, j'en étais complètement calme écoutant les paroles assaillies de ces jeunes hommes en ma compagnie. C'était un petit groupe d'amis qui semblaient fort bien se connaitre. Certes, certaines têtes étaient bien connues, certaines bien moins mais, ce n'était en aucun cas important.

Je fus tout de même bien contente lorsque nous étions enfin arrivés à destination. Leurs discussions étaient pénibles et c'était un véritable calvaire pour mes petites oreilles innocentes. L'un avait raconté comment s'était déroulée sa dernière et ô combien périlleuse mission avait été accomplie avec brio tandis qu'un autre avait énoncé la liste de toutes ses conquêtes féminines. Un véritable calvaire ! D'ailleurs lorsque le bâtiment principal était à portée de vue, j'avais pris les devant les laissant statiques à l'arrière. D'un pas cette fois-ci bien plus rapide que lors de ma dernière ascension vers le sommet, j'avais rapidement atteint le bureau où Mabui y était encore certainement. Doutes rapidement confirmés.

La porte était complètement ouverte et de nombreux shinobis stationnaient déjà à l'entrée bombardant le bureau de leurs présences. M'approchant tel un serpent vers sa proie, j'avais rapidement tendue l'oreille afin d'écouter ce qu'il s'en disait. Le village tout entier était parfaitement nettoyer. Plus aucun graffiti ne coexistait encore. C'était une bonne chose et personne ne pouvais savoir que j’avais flemmarder la plupart de mon temps. Néanmoins, je devais faire comme tout le monde, la queue. Une queue qui s'étendait au-delà du bureau. Certes ce n'était pas une obligation mais, pour valider la missions sous mon nom et prénom et ainsi recevoir mon dû, j'étais bien obligée de rester. Fort heureusement, ma petite taille était avantageuse et en un rien de temps, je m'étais faufilée dans les dix premières places comme si j'y avais toujours persisté n'éveillant pas le moindre doute des autres concurents.

De cette manière, cinq minutes suffirent à me présenter devant l'assistante du Raikage et ainsi recevoir la récompense sous forme de ryos. Finalement, la journée avait été longue en rebondissement. Bien qu'au final, je ne savais toujours pas pourquoi le Raikage m'avait quémandée ce matin-même. Malgré tout, si cela aurait été important, j'aurais vite été rappelée. De plus, il était aisé de me retrouver dans Kumo si le besoin y était. Quand bien même, je n'étais pas indispensable. Tête baissée et légèrement fatiguée, je déambulais en direction de ma petite maison. Ce que j'allais y faire ? Je ne le savais pas encore. Terminer ma nuit, très certainement. . .

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