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Un cadeau. [+16, PV Misaki]

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Raimei Hokoru
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MessageSujet: Un cadeau. [+16, PV Misaki] Sam 13 Oct - 23:55

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Je n’avais de cesse de repasser ma main contre la sacoche que j’avais en bandoulière, puis à l’intérieur, vérifiant de façon presque maladive que ce que j’y avais placé ne s’était pas volatilisé. Le tout était de ne pas être les mains vides, au final… sinon, pour qui allais-je passer ? Prétendre avoir quelque chose à offrir, une surprise sous la manche, pour finalement me retrouver avec un contenant vide et l’air penaud. Elle avait toutes les chances de prendre la chose avec le sourire et en toute légèreté, mais je n’aimais pas l’idée de passer pour un idiot comme ça… d’autant que c’était assez important pour moi, en fin de compte. Je tenais vraiment à lui donner. Je m’étais beaucoup attaché à elle. Non, c’était même un euphémisme. J’éprouvais pour elle des sentiments très forts et j’avais envie de le lui montrer par ce cadeau. Palpant encore une fois ma sacoche et m’assurant que l’objet était toujours à l’intérieur, j’esquivais de peu un autre habitant du village que j’aurai percuté si je n’avais pas fait plus attention, lui adressant un léger signe de main tout en continuant ma route. J’avais la tête ailleurs pendant que je marchais et ça m’occasionnait parfois des petits soucis… des collisions plus ou moins grosses. En y repensant bien, c’était comme ça que je l’avais rencontrée. Amusant, non ? C’était ma maladresse qui m’avait permis de trouver celle avec qui je partageais actuellement ma vie. Comme quoi, les choses se révélaient parfois facétieuses mais bien faites. Au moment où je l’avais percutée, j’étais à mille lieues de m’imaginer ce dans quoi ça allait m’entraîner par la suite… mais rétrospectivement, je n’étais pas malheureux depuis lors, loin de là.

Avec Misaki, ça faisait déjà un petit moment que nous étions ensemble. Depuis notre discussion cruciale, le soir où j’avais appris la vérité sur elle et sur ses intentions, les choses ne s’étaient pas forcément déroulées comme quelqu’un d’extérieur aurait pu le penser. Le plus logique aurait été que je l’arrête à ce moment-là, mais j’en avais été incapable. Mes sentiments n’avaient fait qu’exacerber mes réactions à son égard et son histoire m’avait touché, moi qui d’habitude prenais un soin précautionneux à éviter de tomber dans ce genre de spirale. L’idée même de la trahir ou de la dénoncer ne me venait pas à l’esprit. J’avais décidé de m’engager dans une toute autre direction : je voulais faire en sorte de la détourner de la sienne. Sans avoir à l’offrir en pâture aux autorités ni à la combattre. Je voulais la convaincre, avec le temps. Retarder chaque fois l’échéance jusqu’à ce qu’elle l’abandonne. La tâche ne s’avérait pas facile du tout : comment détourner de la vengeance quelqu’un qui a grandi avec sa marque incrustée dans l’esprit au fer rouge ? C’est comme se lancer dans la construction d’un immense château de carte : difficile… mais réalisable avec du temps, de la patience et de la ténacité. Je devais moi-même m’octroyer le temps demandé en tentant de la faire réfléchir, envisager d’autres possibilités. Pour le moment elle n’était toujours pas passée à l’acte. Que ce fut de mon fait ou non m’importait peu : l’important était qu’elle soit en un seul morceau. Hop, encore une personne d’évitée de justesse. Décidément… penser à tout ça me rendait encore plus dangereux que d’habitude dans la circulation du village. Je me frottais les cheveux bêtement tout en palpant ma sacoche, réitérant le rituel quasi-obsessionnel de la fois d’avant. Je tenais vraiment à ne pas me rater sur ce coup là. N’importe qui me connaissant un peu aurait tout de suite remarqué que j’agissais bizarrement : m’inquiéter de ce genre de détail n’était pas dans mon genre, d’habitude. Comme quoi… quand on en venait à la belle brune qui avait su me mettre à découvert, j’étais un peu moins sûr de moi.

Je bifurquais sur la droite après une grande allée commerçante, laissant disparaitre dans mon dos les étals diverses et variés, allant des marchands de poteries aux marchands d’équipement, des marchands d’art aux marchands d’armes. La multitude de domaines abordés dans ces rues commerçantes instaurait souvent un grand contraste, mais de toute manière les gens y étaient habitués. J’abandonnais donc l’artère bruyante et reluisante de marchandises de Kumogakure no Sato pour m’engager dans une rue plus étroite mais pas moins vivante, passant indifféremment à côté des gens que je croisais dans la rue. Je serais arrivé dans une dizaine de minutes, tout au plus. Il était encore relativement tôt dans la journée, il devait être dix heures et demie du matin, tout au plus. J’avais prévu de lui rendre visite. La connaissant, elle devrait déjà être levée à cette heure et normalement, je tomberais dans de bonnes dispositions, pour ainsi dire. J’étais habillé simplement, un T-shirt de coloris beige avec un jean bleu profond, une ceinture en cuir à la boucle basique en fer et une paire de sandales de ninja, même si j’étais plus habitué au confort que m’offraient mes bottes. J’avais décidé d’être en détente aujourd’hui. De toute manière, je ne faisais pas une visite en grande pompe avec une énorme nouvelle ou une demande importante… d’ailleurs, en y songeant j’étais assez confus. Mais ce n’était pas le sujet. Continuant ma route, je jetais un œil vers le ciel avec une pointe d’indifférence, même si ce que j’y vis ne me déplus pas : clair, bleu. Un temps assez sympathique pour la saison. Il ne faisait pas trop froid, au contraire, les températures étaient même agréables pour n’importe qui qui se serait décidé à aller faire un tour au dehors. C’est sans doute pour ça que même si je n’avais pas grand-chose sur moi, j’étais très à l’aise en plein milieu de la rue à cette période.

J’arrivais finalement à destination, quelques minutes plus tard. Comme toujours perdu dans mes pensées, je revérifiais une nouvelle fois ma sacoche tout en m’approchant lentement. Elle habitait là, j’étais devant chez elle. Il s’agissait d’un bâtiment assez grand, qui accueillait pas mal de monde, regroupant plusieurs appartements dont le sien. Une bâtisse pour le moins sobre, dans le même ton que la plupart des bâtiments du village, pas de quoi casser trois pattes à un canard en somme. J’avançais donc à pas lent vers l’entrée, les mains dans les poches, plutôt serein maintenant que j’avais vérifié pour la énième fois que je n’avais pas perdu mon cadeau. Pénétrant dans le bâtiment, je ne restais pas sur les boites aux lettres ni le mur couleur blanc cassé, empruntant l’escalier circulaire en chêne usé, une main sur la rampe. Je ne prêtais que peu d’attention à l’odeur de renfermé de la cage d’escalier et continuais directement jusqu’au troisième étage d’un pas lent. Arrivé tout en haut, je m’engageais dans le couloir de droite avant de m’arrêter à la dernière porte. C’était là qu’elle habitait. L’air habituel sur mon visage, je toquais lentement à la porte, une fois, deux fois, trois fois. J’attendis.

- Misaki ?

Pas de réponse notoire. Pourtant, il y avait un bruit venant de l’appartement… la douche fonctionnait ? Elle devait sans doute se doucher à ce moment-là. Elle m’avait dit pouvoir entrer si c’était ouvert… aussi, innocemment, je fis basculer la poignée de la porte vers le bas. Un succès, étant donné que je parvins à la pousser vers l’intérieur. Le bruit de la douche s’intensifia. Si la porte n’était pas verrouillée, je pouvais entrer… me dis-je innocemment. Aussi je pénétrais dans son appartement, qui ne changeait pas au fil du temps : peu encombré, le strict nécessaire. Les murs étaient vierges de tout cadre, peinture ou tapisserie. Je m’avançais lentement dans la pièce, refermant doucement la porte derrière moi avant de me diriger vers le lit. Je n’avais pas envisagé l’espace d’un instant qu’elle sortirait de sa salle de bain pas forcément préparée et que je lui ferais une frayeur… au lieu de ça, je me contentais de poser ma sacoche sur la petite table de nuit avant de m’adosser au mur qui donnait sur le couloir d’entrée, tranquillement, sans dire un mot.



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MessageSujet: Re: Un cadeau. [+16, PV Misaki] Mer 17 Oct - 15:50


DREAMS



La nuit avait été courte, une fois de plus. Je me réveillais subitement, sortant une fois de plus d’un mauvais rêve qui m’extirpait des bras de Morphée avec toute la violence possible et imaginable d’un réveil en sursaut. J’étais dans ce grand lit au milieu de la pièce centrale de mon petit appartement. La tête baissée, les cheveux en pagaille me tombant sur le visage, comme d’habitude, je fixais sans pour autant regardais ce qu’il y avait sous mes yeux. Je passais une main sur mes yeux, comme pour essayer de me réveiller, d’y voir un peu plus clair. J’étais encore un peu endormi, sans vraiment comprendre ce qu’il se passait autour de moi. Je jetais un œil à ma gauche, sur le lit, mais personne n’y était. Personne, oui. Pour la simple et bonne raison que depuis quelques temps maintenant, il m’arrivait d’avoir la charmante compagnie d’un homme quelques nuits par semaine. Et ce n’était pas n’importe qui. Cela faisait déjà maintenant quelques temps que nous étions ensemble, qu’on ne se quittait plus. Raimei avait su trouver les mots justes et l’attitude pour me garder auprès de lui. Il faut dire que je n’étais pas non plus contre cette idée. Pour la première fois depuis longtemps, je me sentais vraiment vivante. Un drôle de sentiment m’envahissait à chaque fois que je croisais ses yeux, à chaque fois qu’il était présent, me tenait dans ses bras ou tout simplement le fait de penser à lui. J’avais vraiment placé ma confiance en lui, peut être à tord, peut être que ce n’était pas ce qu’il fallait faire mais je me fichais de la morale. Nous étions tout deux égoïstes, pensant avant tout à nous deux, rien d’autre. Ce soir là, où je lui avais révélé la véritable raison de ma présence ici, dans ce village et mes troubles origines. Lorsqu’il me raccompagna chez moi, nous ne pûmes nous résoudre à nous séparer. Nous sommes alors restés l’un contre l’autre, sans dire un mot cette nuit là, profitant de la chaleur de l’un l’autre, sans ambiguïté pour autant. Si je ne devais retenir qu’un seul et unique souvenir de mon passage dans ce village, ce serait celui là. Je n’avais pas besoin de plus, simplement sa compagnie me suffisait, le contact de ses mains sur mon corps, la tendresse de ses baisers et ses gestes me comblaient.

Ce matin là, il n’était pas à mes côtés et je ressentais un certain manque, comme un vide en moi. J’avais jusqu’à lors toujours ressentit comme un trou dans ma poitrine, cette souffrance qui m’avait toujours poussé à chercher une raison à mon existence, ayant aveuglement obéis aux ordres des puissants sans me poser de question, mais aussi la souffrance d’une certaine solitude, de ne pas connaître mes véritables origines et mon passé. Cependant, ce vide était différent. Comme si je lui avais créé une place bien à part à côté de tout cela, en dehors de mes propres problèmes, comme une seconde vie. De plus, je ressentais encore d’avantage le besoin de le voir, car une fois de plus, ma nuit avait été mouvementée. Une fois de plus, je revoyais ces mêmes images en tête, des voix et des visages. Il m’arrivait de plus en plus souvent de faire ce genre de cauchemars depuis que j’avais emménagé à Kumo, mais cela coïncidait également avec ma rencontre avec Raimei. Comme si j’avais ressentit de nouvelles choses, émanant de cette ville, me faisant voir de nouvelles choses via mon subconscient … Je pouvais distinguer dans mes rêves les mêmes yeux dorés, symbole de notre clan, mais ce n’était pour sur pas les miens. Sans plus m’étendre sur ces images, je me levé avec un peu de mal de mon lit, m’étirant un peu. J’essayais de me détendre un peu, passant une main dans mes cheveux, rebroussant au passage ce qui me cachait un peu la vue. Je m’avançais vers la baie vitrée qui donnait sur une petite terrasse. Le temps avait l’air d’être au beau fixe et aucun nuage ne semblait se montrer à l’horizon. Ca pouvait être une bonne journée, pensais-je, sans plus d’optimisme. J’en profitais pour refermer le grand rideau, plongeant la pièce à moitié dans la pénombre.

Je me dirigeai alors vers la petite salle de bain de l’appartement. Une pièce rien de plus banale, un simple évier surmonté d’un miroir et un petit carré de douche. Je passais un rapide coup d’œil à mon visage, croisant mon propre regard assez fermé sur lui-même, je n’avais pas l’intention de me dévisager de la sorte ou de me plaindre sur les imperfections de mon visage. Je quittait ce qui m’avait servit de pyjama, un long t-shirt bien trop grand pour moi qui descendait jusqu’aux cuisses, avant d’entrer sous la douche. Un peu d’eau chaude ne pouvait pas me faire un plus grand bien. J’ouvrai alors la vanne, fermant les yeux et ressentant les premières gouttes un peu froide sur mon visage. Comme régénératrice, l’eau me réveillait et effacer un peu les tracas de la veille. La chaleur commençait à monter lentement et la buée montait sur les vitres du carré. La tête un peu penchée en arrière, j’en profitais pour déposer mes mains sur mes yeux, les laissant glisser sur mes joues puis sur mon cou. Alors que je profitais de cet instant de repos, j’entendis soudainement un bruit de porte s’ouvrir et j’ouvrai alors brusquement les yeux, mes sens de nouveau en éveil. Je laissais couler volontairement l’eau mais sortit rapidement de la douche, essayant de faire le moins de bruit possible, j’enfilais la première serviette qui me venait autour de mon corps encore ruisselant d’eau. J’étais peut être trop méfiante, mais j’étais habituée à réagir au quart de tour, instinctivement, comme traquée en permanence. Je faisais l’erreur de laisser constamment la porte d’entrer sans la verrouillé. Je ne pouvais de cette façon, n’en vouloir à personne d’autre qu’à moi-même. Mais alors que la tension était à son comble, j’entendis alors mon prénom venant de l’autre pièce. Je reconnaissais immédiatement sa voix qui m’était à présent familière. Je laissais échappé un soupire de soulagement et je me trouvais assez idiote de ne pas avoir pensé à sa visite. Je coupais alors la douche pour le rejoindre, prenant au passage une autre serviette. Tout en m’essuyant la nuque, je m’empressais de le rejoindre dans la pièce principale. Lui affichant un petit sourire, je m’approchais de lui sans dire un mot. Raimei m’attendait, adossé au mur menant au couloir. Une fois face à lui, je ne pouvais m’empêcher de chercher son regard, tout en intensifiant un peu mon sourire avant de lui lâcher quelques mots …

« Désolé, je ne m’attendais pas à te voir si tôt, j’en ai profité pour prendre une petite douche … »


Je déposais délicatement l’une de mes mains encore un peu humide sur son visage, la laissant glisser sur sa joue. Ce genre de geste, que je n’aurai jamais eu auparavant envers qui que ce soit, que je n’aurai même pas imaginé, j’avais appris à le faire naturellement, prenant un peu plus confiance en moi à son contact. Je m’approchais un peu plus de lui, me mettant sur la pointe des pieds avant de lui déposé un léger baiser sur l’autre joue avant de redescendre sur le planché froid.

« Je suis contente que tu sois venu, mais comme je te l’ai dis, je ne m’attendais pas à te voir si tôt ? … Tout va bien chez toi ? »

En posant ces deux questions, je cherchais à savoir le motif de sa visite, mais indirectement, je plaçais une petite question sur sa situation chez lui et sa sœur. Je savais à quel point il se faisait un sang d’encre pour elle, mais je ne préférai pas évoquer cela directement, sachant qu’il le comprendrait de lui-même.


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Raimei Hokoru
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MessageSujet: Re: Un cadeau. [+16, PV Misaki] Sam 20 Oct - 21:46

Present

Mon attente ne dura pas longtemps. Je m’étais posé contre le mur depuis à peine quelques secondes quand j’entendis que l’on coupait l’eau dans la salle de bain qui se trouvait à côté. Elle m’avait certainement entendu et reconnu puisque j’avais prononcé son nom. Autrement, elle aurait laissé l’eau couler, laissant croire à son possible intrus qu’elle n’avait rien remarqué pour mieux lui faire regretter d’être entré chez elle. Heureusement pour moi, j’étais très loin de sa liste d’intrus et ce n’était pas pour me déplaire. Je passais de plus en plus de temps ici, dans ce petit appartement sobre et épuré, en sa compagnie. Ma sœur n’avait pas été idiote concernant la question et se doutait bien que j’avais rencontré quelqu’un d’autre, ce qui expliquait mes absences plus fréquentes. Loin d’en concevoir une quelconque jalousie, le caractère de notre mère refaisait surface dans la bonté dont elle faisait preuve à mon égard, très contente de ma situation. Elle se montrait d’ailleurs très curieuse et avait le sourire lorsqu’elle constatait que j’hésitais à répondre à ses questions, un peu matraqué dans ma sphère d’intimité. Pour ainsi dire… elle était très contente depuis que j’avais avoué, un peu coincé par sa logique et son esprit futé, que je fréquentais quelqu’un. L’idée d’avoir quelqu’un d’autre dans son entourage proche –même si contrairement à moi, elle connaissait beaucoup de monde- devait lui faire plaisir. Parce que nos parents n’étaient plus parmi nous. Du moins, c’était la meilleure explication. Et puis voir son frère, ce loup solitaire aussi actif socialement qu’une huitre perdue dans un aquarium, fréquenter quelqu’un devait lui procurer de la satisfaction. Même si ça ne m’avait pas empêché de rester très discret sur la chose, puisque on ne pouvait pas changer mon naturel aussi facilement, elle avait beaucoup apprécié se glisser derrière ma discrétion pour en apprendre le plus possible. En tout cas, elle m’avait laissé un peu de répit ces derniers temps : elle était tombée malade et, en bon grand frère que j’étais, je m’étais assuré qu’elle ne quitte pas la maison quand je n’étais pas là. Elle allait sans doute encore me sermonner comme elle le faisait souvent, mais elle comprendrait que c’était pour son bien plus tard. J’avais besoin de voir Misaki et je préférais faire cela en sachant pertinemment que ma sœur était à l’abri dans sa chambre plutôt qu’en train de s’abimer la santé ailleurs. Son état ne nécessitait pas ma présence constante, aussi me permettais-je de la laisser seule sans pour autant garder une petite cellule « inquiétude » active au fond de mon esprit. Quelque chose dont je n’arriverai sans doute jamais à me défaire la concernant.

La porte de la salle de bain s’ouvrit finalement et je relevais la tête avec mon habituel air absent, restant droit à ma position. Elle arriva finalement dans mon champ de vision, vêtue d’une simple serviette qu’elle portait pour cacher tout de sa poitrine au haut de ses cuisses. Charmante, comme d’habitude. Peut-être même qu’au sortir de la douche, je lui trouvais une certaine note sexy. Soyons honnête, ce n’était pas réellement différent de d’habitude… peut-être juste plus poignant dans ce genre de situation. Je ne pus m’empêcher de lui adresser un sourire, c’était comme si une commande automatique s’était incrustée dans mon cerveau pour étirer mes traits à chaque fois qu’elle entrait dans mon champ de vision. Elle s’approcha de moi avec un large sourire, un sourire qui me faisait toujours chavirer et que j’avais appris à adorer à sa juste valeur au fil des semaines passées en sa compagnie. Elle passa une main sur ma joue, encore un peu humide après sa douche et je profitais secrètement, alors qu’elle exprima sa surprise quant au fait que je me trouvais déjà chez elle à cette heure. Je lui répondis d’un léger sourire alors qu’elle se dressa sur la pointe des pieds pour arriver jusqu’à mon visage, déposant un léger baiser sur l’autre joue libre. Un petit geste qui me fit plaisir, même si c’était la plus banale des choses pour nous désormais que de nous adresser ce genre d’attentions. Il faut dire que je n’y étais pas habitué avant de faire sa connaissance et que j’avais retrouvé avec elle, quelque part, cette affection que je n’avais plus éprouvée depuis longtemps. Elle me déclara qu’elle était contente que je sois passé mais qu’elle était réellement surprise et me demanda si tout allait bien chez moi… je ne mis pas longtemps à comprendre le sous-entendu et je me contentais de déposer un léger baiser sur son front avant de me reculer un peu pour prendre la parole.

- Hana est un peu malade mais rien qui nécessite ma présence et je me sentais de passer tôt, cette fois-ci… désolé si je tombe mal. Enfin, mal…

Je lui adressais un sourire de coin assez éloquent, le genre de chose dont elle était la seule destinataire et que je ne faisais avec personne d’autre. Près d’elle, je me découvrais des gestes et attitudes que je ne me connaissais pas ou que je pensais enfouies très loin. C’était pour ce genre de raison que j’avais réussi à développer ce lien avec elle, un lien tout à fait novateur pour moi-même et que je ne regrettais pas le moins du monde. Je passais mes mains dans son cou doucement pour caresser un peu sa peau tout en conservant mon sourire passablement évocateur, effleurant avec tendresse sa nuque par la même occasion tout en poussant un léger début de rire avant de reprendre la parole.

- Tu n’es pas moins ravissante comme ça.

Je déposais un autre baiser sur son front avant de me décoller du mur tout en me dirigeant vers la table de nuit, souriant toujours de plus belle, me demandant comment elle prendrait cette assertion. J’avais dans mes petits plaisirs de la voir rougir et je me demandais si ça arriverait… auquel cas j’aurai vraiment réussi mon coup. Il fallait dire que je la trouvais très attirante en tout temps et toute heure. Peut-être que le fait de la voir avec seulement cette serviette m’inspirait des choses… avec le temps avait grandi en moi un certain désir d’elle, comme dans n’importe quel couple, au final. Couple, oui. Le mot était bien choisi. Un mot que je n’aurai jamais cru pouvoir penser et prononcer pour mon cas, mais il fallait croire que je m’étais largement trompé puisque je m’étais retrouvé en quelques jours de seul et désœuvré sentimentalement à engagé avec quelqu’un que je comptais bien tenter de garder auprès de moi le plus longtemps possible. Je récupérais la sacoche que j’avais posé sur sa table de nuit, avec dans l’idée de ne pas m’occuper de ses éventuelles protestations. Je me retournais tout en souriant, une main dans la sacoche, plaçant l’autre contre ses yeux pour lui cacher la vue tout en parlant, un sourire dans la voix.

- J’ai un cadeau pour toi.

Je soutirais alors de la sacoche un joli pendentif en argent, sobre, composé d’une chaine longiligne et finement travaillée et d’un cercle qui servait de pièce maitresse à l’ensemble. Le cercle était empli de plusieurs autres cercles plus petits, formant un entrelacement de boucles tout en courbe et en grâce. Je ramenai ma main tenant le pendentif vers les siennes avant de l’amener à les placer l’une contre l’autre, paume vers le plafond pour recevoir quelque chose. Puis, doucement, je plaçais le collier sur sa peau, dans le creux de ses mains jointes. Puis je retirais mon autre main de devant ses yeux tout en souriant, lui laissant tout le loisir d’admirer le cadeau que je venais de lui faire. J’espérais juste qu’il lui plairait, d’autant qu’il avait une certaine valeur pour moi et que ce n’était pas un don que je venais de lui faire à la légère, loin de là. Il s’agissait d’un objet qui trainait chez moi depuis des années, ne me servant plus que de souvenir et rien d’autre. J’avais eu envie de lui donner un second souffle, de l’offrir à quelqu’un qui saurait le porter et en qui j’avais confiance… pour sûr, j’avais plusieurs fois pensé à Hana, mais après mûre réflexion cela me semblait plus apte à soulever des questionnements et des remords incongrus dans son esprit qu’autre chose. J’avais donc choisi de lui offrir à elle, Misaki. En espérant qu’elle l’apprécie et saisisse l’ampleur de ce geste.

- C’était l’un des colliers de ma mère. Il est caché dans un tiroir depuis des années déjà… j’avais envie de te montrer que je tenais à toi mais aussi de lui donner une nouvelle utilité, alors l’idée m’est venue tout simplement de… te l’offrir.

Je restais là, dans l’expectative, me demandant quelle réaction elle pourrait avoir. Bien entendu, ce n’était pas un geste irréfléchi. Je savais qu’elle n’avait pas connu ses vrais parents et je ne voulais pas réveiller en elle ces souvenirs, même si c’était le risque. Je voulais qu’elle se concentre sur nous, pas sur le passé… parce que c’était ainsi que je voulais lui faire oublier ce que son passé la pousserait à faire dans l’avenir.



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MessageSujet: Re: Un cadeau. [+16, PV Misaki] Dim 21 Oct - 1:38


Simplement




J'étais sortit de la minuscule salle de bain de l'appartement pour le rejoindre, une simple serviette m'entourant le corps à moitié ou presque. Je n'avais pas vraiment à avoir de pudeur avec lui à présent. De toute façon, je n'avais jamais vraiment était du genre pudique, à vraiment cerner la différence entre l'homme et la femme, tout ces rites de séduction qui me paraissaient à des milliers de kilomètres de ma personnalité. Pourquoi le corps devrait-être un secret pour le genre opposé ? De toute façon, nous sommes fabriqués de la même matière, nous avons été conçus de cette manière. De poussière, tu deviens chair, en poussière tu te sépareras de tes chairs. C'était peut être le fait de ne pas vraiment avoir été élevé de la bonne façon, de ne pas avoir reçu l'éducation de parents et surtout d'une mère comme modèle qui me faisait défaut. D'autres filles auraient peut être eu la réaction de se couvrir mieux que cela pour accueillir leur cher et tendre, moi je ne faisais pas vraiment d'effort, sans même savoir si cela le gêner ou non. Il était certain que je n'étais pas du genre à me promener en tenue légère dans les rues, mais de là à devoir me cacher de sa vue, cela me paraissait bien trop étrange. Nous avons la même peau au final, même si la morphologie et les attributs ne sont pas les mêmes. J'étais simplement trop naïve, trop sauvage ou trop ignorante sur ce genre de détail. J'étais plutôt du genre à découvrir, à la manière d'un œil quasi scientifique sur la chose. J'avançais à tâtons, sans vraiment savoir comment réagir au premier coup? Je faisais certainement beaucoup d'erreur, mais pour moi, tout me semblait se passer naturellement. Je ne me faisais pas plus de sang d'encre vis à vis de cela. Après tout, nous étions ensemble, nous commencions à connaitre beaucoup de choses l'un sur l'autre, je ne me sentais pas du doute en proie à quelconque forme de malaise d'être dans cette tenue, au contraire. Il me sourit en me voyant, me le retournant au passage. C'était une sensation très agréable, comme si je pouvais lire dans ses yeux et à son expression qu'il ressentait exactement le même plaisir que moi de me voir. Lorsque je lui caressais la joue avec toute l'affection que je pouvais donner à cet instant, il me rendit cela par un léger baiser sur le front. Un geste que je ne pouvais qu'apprécier, témoin de son affection réciproque moi. Je ne pouvais que profiter de cela, trouvant cela fort plaisant. J'aimais ce genre d'attention, ce genre de petit rituel que nous avions instauré entre nous. Ce baiser signifiait beaucoup pour moi, un peu comme le symbole que nous formions un véritable couple.

Un couple ? J'avais compris cette notion tardivement dans ma jeune vie. Je venais cependant de toucher du bout des doigts ce concept qui était encore loin de ma réalité. Et je ne pouvais que me réjouir de tomber sur lui. Même si tout n'était pas rose, si nos ambitions et nos projets personnels n'avaient pour l'instant qu'une funeste trajectoire, j'appréciais chaque seconde en sa compagnie. Il comprit rapidement où je voulais en venir, certainement la complicité naturelle que nous avions depuis le début de notre rencontre. Sans pour autant remuer le couteau dans la plaie où lui rajouter un peu plus d'angoisse vis à vis de sa jeune sœur, je préférais le laisser en parler de lui même plutôt que d'employer la lourdeur des mots dans ce genre de situation. Il m'expliquait sur son ton habituelle qu'elle était un peu malade mais qu'il était venu me rendre visite, un peu plus tôt s'excusant un peu au passage, sans que je comprenne vraiment. Pourquoi s'excusait-il ? Au contraire, j'étais contente de le voir de si bon matin ... Il continuait de me sourire, même si j'avais pu déceler une pointe d’inquiétude dans son regard. Il passa alors ses mains autour de me cou, les passant légèrement sur ma nuque. Cette proximité avec lui, ce beau sourire s'affichant sur ses lèvres et ce compliment teinté d'un petit rire qu'il me fit suffisent à faire battre à un rythme plus soutenu mon cœur. Mes sentiments pour lui ne pouvaient être plus claire, je l'aimais, pour sûr. Une chose encore difficile à avouer venant de ma bouche, j'avais encore une barrière solide entre ce que je ressentais et l'impression que je pouvais donner. Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, il m'embrassa de nouveau le front et il ne m'en fallait pas plus pour que mes joues deviennent un peu plus rosées. Cet homme était vraiment doué dans l'art de me faire perdre mes moyens et me mettre dans des états pareil. Une chose qui, au passage, me plaisait fortement. Je fermais un peu les yeux, baissant un peu la tête et lui souriant telle une collégienne encore timide.

Lorsque je repris une attention suffisamment normale, je le vis alors se diriger vers ma petite table de nuit, se saisissant de sa sacoche et revenant alors vers moi. Sans que je ne puisse comprendre quoi que ce soit, l'observant pourtant avec attention, il me cacha la vue, sans que je puisse voir. Au début surprise, j’eus un petit effet de recul mais finalement, je me laissais faire, en parfaite confiance. Raimei, qu'est ce que tu trames encore ? Pensais-je si fort qu'il du l’entendre. Il plaça alors mes mains comme pour recevoir quelque chose, les plaçant l'une contre l'autre. Sans que je puisse agir ou réfléchir, je sentis sur ma peau le contact froid de ce qui semblait être une sorte de métal très fin qui vint se glisser dans la paume de ma main. Lorsqu'il me libéra la vue, mon premier réflexe était de le regarder, un regard qui chercher à le questionner, ne comprenant pas son étrange comportement subitement. Je n'avais pas saisit que ce qu'il venait de placer entre mes mains étaient un cadeau de sa part. Il se contentait de me sourire, attendant ma réaction. Mon second regard fut pour cet objet que je saisissais du bout des doigts. Je soulevais le collier surmonté d'un magnifique pendentif, le tout travaillé d'une manière impeccable et d'un brillant étonnant. Je mis quelques seconde à observer le bijou, admirant tel un enfant les détails de ce dernier, ses boucles et cercles fécond qui s’entrelaçaient en parfaite harmonie. Il me fit comprendre la valeur de ce collier, me précisant qu'il appartenait à sa mère et qu'il symboliser son attachement nouveau vis à vis de moi. Il avait décidé de me l'offrir, pour lui offrir une seconde vie. Je levais à nouveau les yeux vers lui, essayant de lui traduire à la fois l'émotion qu'il venait de susciter subitement chez moi mais également la gène que j'éprouvais en ayant reçu un cadeau ayant une valeur sentimentale forte. Je ne pouvais pas refuser et oser lui faire de la peine, ce n'était pas mon genre, même si j'avais l'impression de lui enlever un souvenir important pour lui. De plus, au delà de la beauté du bijou, je trouvais que le symbole d'une nouvelle vie du collier de sa mère symbolisait comme un nouveau départ pour nous deux, mais également son attachement vis à vis de moi. Mes yeux s'humidifièrent un peu, j'étais simplement émue. Sans protester, car je savais qu'il ne me laisserait pas le loisir de discuter sa décision, je saisissais l'un de mes chouchous, gardant fermement son cadeau dans l'autre main. D'un geste expert, je m'attachais rapidement les cheveux, libérant ma nuque. Je détachais le fermoir, passant le collier autour de mon cou puis le refermait. Le collier tombait impeccablement sur moi, descendant jusqu'à la naissance de ma poitrine. J'étais moi même surprise de voir à quel point il m'allait bien. Je m'approchais alors de lui, encore plus souriante, essayant d'exprimer toute ma gratitude par le regard. Cette fois, je plaçais mes mains sur ses épaules, délicatement avant de lui répondre d'une petite voie encore un peu sous le cou de l'émotion :


« Merci, il est magnifique et tu n’imagines pas à quel point cela me fait plaisir et me touche, même si cela me gène de te prendre ce souvenir... J'en prendrais le plus grand soin … C’est la première fois qu’on me fait un tel cadeau, tu sais ... Tu trouves qu'il me va bien ? »


Je jetais à nouveau un cou d’œil vers le bas, voyant à quel point celui-ci brillait sur ma peau mate. Même si il s’agissait d’un bijou assez ancien, ce dernier n’avait pas perdu de son éclat. Je me rendais compte à quel point j’avais de la chance. Peut être cela pouvait paraitre banal pour d’autre, mais pour moi, c’était quelque chose d’extraordinaire, d’inédit. J’étais peut être comblée avec peu de chose, mais pour moi c’était déjà énorme. J’espérai qu’il puisse comprendre à quel point cela avait de l’importance pour moi. Mon regard ambré revint chercher son regard. Je m’approchais de lui, me serrant un peu plus contre son corps et me mettant une fois de plus sur la pointe des pieds. Mon visage vint lentement se rapprocher du sien, ne perdant pas son regard. Mon rythme cardiaque se mêla à son tour de la conversation, redémarrant au quart de tour. Je m’adressais de nouveau à lui, un peu tremblante, hésitant sur les mots. Comme si j’avais l’intention de lui dire quelque chose d’important, comme si je ne voulais pas me tromper, mais également aller jusqu’au bout de ma pensée, sans reculer.

« Je n’ai pas grand-chose à t’offrir en retour à ce moment … Simplement te montrer à quel point … à quel point je tiens à toi … à quel point je t’aime … »


Sur ce mot, j’approchais mes lèvres des siennes avant de l’embrasser avec toute la tendresse et le désir que je pouvais insuffler dans ce geste. J’espérais lui faire comprendre par ce biais à quel point j’étais sincère mais aussi attaché à lui, autrement que par des mots. Je lui avais avoué directement mes sentiments, une chose que je n’avais pas coutume de faire, surtout pas en sa présence. Je voulais immédiatement illustré ces propos, essayant de garder les sensations du moment.


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Raimei Hokoru
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MessageSujet: Re: Un cadeau. [+16, PV Misaki] Lun 22 Oct - 23:26

Dearly Beloved


Je l’observais avec attention, détaillant la moindre parcelle de ses gestes, mes yeux alertes à chacun de ses mouvements alors qu’elle attachait ses cheveux encore humidifiés par sa sortie de la douche. Elle s’empara d’un chouchou et plaça rapidement ses mèches soyeuses à l’arrière de sa tête, libérant alors sa nuque pour y placer mon cadeau. Je ne perdais pas une miette du processus, fixant mon regard sur plusieurs choses tour à tour. Ses doigts qui effectuaient ces gestes avec expertise, son petit air concentré, sa chevelure qui prenait la forme qu’elle désirait lui faire prendre. Cette petite touche humide dans ses yeux d’ambre alors qu’elle m’avait observé sans rien répondre, me faisant comprendre que ce geste venait de profondément la toucher. J’étais heureux de lui offrir ce bijou familial et j’étais heureux de voir qu’elle comprenait l’ampleur de ce cadeau. Elle passa doucement le collier de ma mère, désormais sien, autour de son cou et ses doigts fins s’affairèrent dans sa nuque alors que j’entendis le cliquetis du fermoir qui reprenait sa position close, scellant la présence du pendentif sur ma bien aimée. C’était incroyable ce qu’un geste aussi banal que ça pouvait me procurer comme émotion et je sentais que c’était la même chose pour elle également. La voir se ceindre de ce collier représentait pour moi bien plus que ce qu’il n’y paraissait. J’y voyais là un espoir de pouvoir la garder encore et de finalement ne pas la perdre. Une chance de lui montrer qu’il pouvait exister autre chose que ce destin funeste contre lequel je voulais aller. Je voulais lui montrer à quel point je l’aimais et je la considérais, à quel point elle était importante et que contrairement à ce qu’elle aurait pu penser elle avait sa place auprès de moi et n’était pas forcée de gaspiller sa vie, que je voulais préserver. Je venais de lui offrir un objet qui avait appartenu à une personne qui me manquerait toujours, la seule personne qui m’avait prise dans ses bras quand j’étais petit, la seule qui m’avait offert une réelle affection dans le sens le plus pur et le plus saint du terme. Je venais de lui passer cet héritage, en quelque sorte. Au-delà de l’objet même, je lui faisais don de moi-même, je lui faisais comprendre que je voulais qu’elle soit celle qui me tienne dans ses bras. Je me liais à elle. Un sourire s’étira sur mes lèvres alors que j’étais totalement captivé par le reflet brillant du collier contre sa peau mate et satinée. Avant même qu’elle ne pose la question mon esprit y avait répondu. Il lui allait à merveille… elle était vraiment magnifique. Elle m’exprima le plaisir que ça lui procurait d’une petite voix encore touchée par l’émotion, me demandant oralement si ça allait bien sur elle. Je ne lui répondis que d’un hochement de tête, l’air souriant et calme, passant ma main sur le bijou et caressant sa peau au passage.

Puis ses yeux se tournèrent de nouveau vers les miens et ils s’y entrelacèrent. Je chavirais comme d’habitude, restant coincé, ne pouvait me défaire de l’étreinte presque hypnotique de son regard avec le mien. Elle me serra dans ses bras tout en se mettant de nouveau sur la pointe des pieds, un geste auquel j’avais beaucoup de mal à résister. C’était peut-être pour toutes ces choses que j’avais vraiment le sentiment de l’aimer. Chaque geste qu’elle faisait me semblait être captivant, chaque fois qu’elle faisait la moue je la trouvais encore plus mignonne. Chaque fois qu’elle se mettait sur la pointe des pieds pour venir déposer ses lèvres sur ma peau ou mes lèvres, mon cœur fondait. Une alchimie puissante régnait entre nous, si bien qu’il m’était tout simplement impossible de l’ignorer bien longtemps ou de ne pas ressentir ces émotions qui m’assaillaient quand elle réalisait ces petits mouvements que je lui avais associés. Son visage s’approcha du mien et j’étais incapable de me détourner de ses iris ambrés. Elle s’approchait lentement alors que je passais mes mains dans son dos, l’amenant à se serrer un peu plus contre moi, caressant d’une main ses omoplates et de l’autre resserrant notre étreinte encore un peu plus. Mon cœur commençait à accélérer alors qu’elle continuait d’approcher et que je sentais son corps contre le mien. La suite fut encore meilleure. Elle me répondit qu’elle n’avait rien à m’offrir d’autre à cet instant… rien d’autre que son amour. Elle m’avoua qu’elle m’aimait, me regardant dans les yeux. Une rougeur apparut alors immédiatement sur mes joues tandis que j’enregistrais l’importance de cet aveu… qu’elle n’avait jamais dit jusqu’alors. Nous nous étions contentés de gestes, ma déclaration du premier soir était restée fille unique. Peut-être parce que jusque-là, nous avions toujours eu une certaine barrière qui nous empêchait de crier ce que l’on ressentait. Après tout, il fallait se souvenir du point d’où nous étions partis : deux personnages qui ne créaient pas de liens avec ceux autour d’eux. Tout avait basculé… ce qu’elle venait de me dire me fit rougir et je n’eus même pas le temps de répliquer que ses lèvres vinrent à la rencontre des miennes et me privèrent de toutes paroles. Mais j’aimais beaucoup ça. Elle était assez insistante et je sentis une montée de désir en moi, assez soudaine d’ailleurs, alors que nos souffles s’entremêlaient et que nos lèvres dansaient l’une contre l’autre, nos langues se joignant pour s’enlacer alors que je resserrais mon étreinte sur sa taille délicieuse. Mon cœur continuait d’aller crescendo dans ma poitrine, ne me laissant guère de répit désormais. De plus, ça me plaisait au plus haut point.

Je prolongeais le baiser en remontant une main jusqu’à sa nuque que je caressais, d’abord tendrement puis avec un peu plus de lascivité alors que je sentais la chaleur monter et mon rythme cardiaque continuer de grimper. Je me laissais aller vers l’arrière, échouant mon postérieur sur le lit alors qu’elle me suivait, laissant mon dos continuer sa route pour venir rencontrer le matelas. Elle se retrouvait donc au-dessus de moi alors que je continuais de l’embrasser à pleine bouche, insufflant par la même occasion cette envie d’elle que j’avais dans nos échanges, lui faisant comprendre que je la désirais et ce à un point démentiel. Ma main dans sa nuque exerçait une légère pression pour aider à la continuité de notre baiser, tout en déposant des caresses de plus en plus sensuelles contre sa peau douce et mâte. Je rompis le baiser quelques instants, le souffle un peu plus court, plongeant mes iris brunes désormais plus brillantes dans les siennes. La rougeur sur mes joues due à ses mots avait subsisté et notre baiser chaud et langoureux n’avait rien arrangé à ma situation. La main dans sa nuque passa dans ses cheveux encore attachés puis encadra un côté de son visage alors que je caressais sa joue doucement, tout en soufflant un peu. Le pendentif pendait au bout de la chaine au-dessus de mon torse alors que nos visages étaient encore proches. Je lui adressais l’ombre d’un sourire.

- Tu es magnifique… aussi bien sans ce collier qu’avec… mais je dois avouer qu’il te va vraiment à la perfection.

Sur ces mots, je l’embrassais de nouveau, avec un peu plus de sensualité cette fois, des baisers plus chauds et osés qui traduisaient un désir plus imminent. Mon envie d’elle grandissait. Entre ce cadeau symbolique et les mots qui s’en étaient suivis, je n’avais qu’une seule envie : lui montrer à quel point je l’aimais et la désirais. Je furetais dans son cou de mes lèvres tout en m’attardant sur chaque parcelle de peau que je rencontrais. Je n’avais pas l’intention de m’arrêter, du moins pas si elle n’y voyait aucun inconvénient. Son parfum sublimait mon odorat et je humais avec délice son cou tout en y apposant mes lèvres, mes mains redescendant vers sa taille toujours enroulée d’une simple serviette. Je redressais ensuite mon visage après quelques baisers supplémentaires dans son cou et aux alentours, la regardant dans les yeux dans le silence seulement mis à mal par nos souffles respectifs. Puis soudain, comme une évidence, sans la moindre once d’hésitation, susurré sur un ton presque songeur.

- Je t’aime.

Je l’embrassais de nouveau avec plus d’ardeur cette fois, me redressant, assis sur le lit, l’amenant à elle aussi se redresser. Je passais mes deux mains autour de sa taille et fermais les yeux alors que, tout naturellement, je venais doucement mordiller ses lèvres pulpeuses et exquises, me perdant dans les sensations que tout ça me procurait, me laissant aller à son étreinte en arrêtant de penser. J’avais beaucoup de réflexion à faire, mais ça attendrait. Tout ce que je voulais c’était profiter de l’instant présent sans penser à ce qui pouvait me tracasser, à ma vie de ninja ou même ma vie en dehors de cette pièce. J’avais envie de passer ce moment d’intimité et de le vivre au maximum, de rester sur cette sensation de bonheur qui m’avait envahi un peu plus tôt et de la prolonger autant que je le pourrais.



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MessageSujet: Re: Un cadeau. [+16, PV Misaki] Ven 7 Déc - 13:13


Amour




Je lui avais finalement avoué que je l’aimais. C’était une chose peut être banal pour d’autre personne, mais pour moi, c’était vraiment comme se mettre à nue, se délivrer complètement. Je n’avais pas d’autre moyen assez fort pour lui prouver mon amour. Je ne pouvais que lui dire, tout simplement. J’avais eu enfin le courage de lui avouer, de lui dire ce que je ressentais. Il avait su me toucher, non pas par son geste, mais plutôt par le symbole qu’il attribuait, l’importance que j’avais à ses yeux. Jamais je n’avais ressentis cela auparavant. Je comptais pour lui certainement plus que ce que j’avais imaginé jusqu’à lors. D’où cette volonté me laisser aller, lui dire ce que j’avais vraiment au fond de moi. Il était le dernier rempart à cette vie froide, faite uniquement de mensonge et de trahison. Une sorte de protecteur, d’échappatoire, comme un nouveau souffle dans ma vie. Son cadeau m’avait fait énormément plaisir, sans que je ne lui montre à outrance, je me contentais simplement de le porter, fièrement. Cet aveux semblait l’avoir laissé un peu pantois, mais l’avait probablement touché, vu sa réaction. Ses joues virèrent un peu au rouge avant même que je ne finisse par l’embrasser.

Notre étreinte se poursuivit un peu plus intensément. Je ne pouvais qu’apprécier la chaleur et la douceur de son étreinte, blottit dans ses bras. Notre baiser était d’autant plus accentué que nous avions tout d’eux l’envie de le prolongé. Mes jambes tremblaient un peu, mon corps frissonnait de tout son long alors que j’avais fermé mes yeux pour ressentir encore plus les sensations et la volupté de notre échange. Alors que nos lèvres formaient une communion parfaite, je me retrouvais assez rapidement au dessus de lui, sur le lit, alors qu’il resserrait son étreinte. C’était une position, ma foi, fort confortable pour prolonger nos baisers et me laissait un champ d’action plutôt intéressant, suscitant encore plus le désir qui grandissait en nous. Le collier, toujours accrochait à mon cou vint alors à se promener sur son torse, où mes mains avaient déjà pris position, glissant lentement vers sa nuque puis ses joues. Puis son regard vint une fois de plus rencontrer le mien alors que nous étions si proche l’un de l’autre. Ses deux perles noires me regardaient avec envie, son visage m’esquissa un sourire qui me fit légèrement fondre. Mes grands yeux ambrés, un peu naïfs sur le coup, suivaient son regard alors qu’il me complimenta, chose dont je n’avais droit qu’avec lui, m’avouant que le collier m’allait également à la perfection. Soudainement, mon visage devint un peu plus rouge aussi, je détournais le regard, un peu comme une grande timide, ce que je n’étais pas habituellement. Je n’eu même pas le temps de répliqué que nos baisers reprirent rapidement, comme attiré l’un par l’autre. Je sentais ses mains glisser le long de mon dos avant de terminer leur course sur ma taille, chose que j’appréciais énormément. Ce fut alors son tour de m’avouer son amour, sur un ton quasi songeur, comme une évidence. Ce qui me fit d’autant plus rougir, même si à l’inverse, il me l’avait déjà exprimé à plusieurs reprises.

Se redressant sur le lit, nous nous retrouvions l’un face à l’autre, assis, jouant toujours à se chercher, s’embrasser, se mordiller. Toujours vêtue de cette simple serviette, qui remontait parfois un peu trop sur mes cuisses, où descendait un peu trop bas sur ma poitrine. J’essayais à tord ou à raison de l’arranger, sans grand succès. J’avais envie de poursuivre ce doux moment, sans que personne ne puisse venir nous perturber. Je décidais de m’approchais un peu plus de lui, venant jusqu’à me serrer de tout mon corps contre lui, osant jusqu’à passer mes jambes autour de sa taille, ne laissant aucun espace entre lui et moi. Je passais mes mains sous son t-shirt, caressant tout d’abord ses abdos avant de remonter finalement vers son torse musclé. Je prenais plaisir à découvrir du bout des doigts les traits qui le dessinaient. Je lui fis un petit sourire amusé, à la limite coquin, presque défiant de faire mieux. Ne perdant pas un instant, je me cabrant un peu plus contre lui, embrassant son cou de toute sa longueur, donnant parfois quelques petits coups de dents, m’égarant sur le coin de sa mâchoire avant de finir ma course sur le lob de son oreille. Était-il sensible à ce genre d’endroit ? La chaleur se faisait de plus en plus sentir à mesure que nous nous rapprochions un peu plus. L’odeur agréable de sa peau, quasi indéfinissable, me donnait encore plus envie de le croquer.



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Un cadeau. [+16, PV Misaki]

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